Les Martyr* de In foi, par l'abh*1 Ouillon
sitioD depuis cinq heures el demie du soir jusqu'à sept heures et demie du matin, sans oser remuer, dans la crainte d'être découverts l. »
Cependant le massacre de ceux qui étaient restés au jardin continuait. « Nous entendions, ajoute l'abbé Bardetj les coups de fusil et on nous laissait tranquilles; Le calme ne dura pas longtemps ; ces monstres furieux voulurent se porter dans l'église. Un commissaire avec d'autres gardes les arrêtèrent en leur représentant qu'ils manquaient de respect au lieu saint et que ce n'était pas seulement nous qu'ils insultaient, mais qu'ils violaient encore les droits de l'officier du poste. Ils parurent en effet s'apaiser ; mais ce ne fut que pour peu de moments. Ces furieux n'ayant plus de victimes au jardin, et n'ayant pu assouvir leur rage dans le sang qu'ils venaient de verser, revinrent avec une nouvelle fureur. Ils ne purent encore pénétrer dans l'église ; arrêtés dans le passage qui conduit du cloître à l'église, ils vinrent devant la grille qui donne sur le sanctuaire et là, après de vains efforts pour l'arracher et se frayer un passage pour fondre sur nous, un d'entre eux, élevant la voix au-dessus des autres, nous adressa ces paroles : « Monstres, voleurs, scélé- « rats, assassins, le glaive de la loi serait trop lent pour « punir tous vos forfaits, vos crimes et vos attentats. « C'est par nos mains que vous finirez. Oui, nous lace verons aujourd'hui dans votre sang toutes vos hor-