‹ Le couvent de Carmes et le séminaire de Saint-Sulpice pendant la TerreurChapitre 78 sur 200 · LA COMMUNE DE PARIS, ETC · texte numérisé non relu

LA COMMUNE DE PARIS, ETC

Tout s'explique, (('pendant, quand on se rappelle que les massacres de septembre ont été arrêtés à l'avance par la Commune de Paris, et que celle-ci comptait sur la complicité des sections pour en assurer l'exécution. Et puis n'oublions pas que, dans ces moments de trouble et d'excès, il se produit toujours, à la honte de l'humanité, un certain temps d'arrôt, une certaine hésitation chez les honnêtes gens: chacun voudrait empocher le mal, mais personne n'ose prendre l'initiative, et quand od secoue cette espèce de torpeur, souvent le mal est fait.

D'ailleurs la section du Luxembourg avait fidèlement exécuté le programme qui lui avait été tracé. Nous avons vu plus haut comment les premiers efforts de M. Carcel pour déterminer le commandant de la garde nationale à marcher sur les Carmes étaient demeurés infructueux; bientôt après, le massacre commença : justement effrayé d'un tel spectacle, M. Petit, souscommandant de la section du Luxembourg, accourut à la section ; il y demanda du secours, et la section passa à l'ordre du jour1. De son côté, le sieur Estagne, capitaine du poste de Saint-Sulpice, envoya, dans le

1. Petit (Antoine-Raphaël), âgé de 53 ans, peintre en bâtiments, demeurant rue Neuve-Etienne, 26, section du Panthéon,

ïlaré « qu'il était sons-commandant de la section du Luxembourg au 2 septembre 1792 (vieux style); qu'il fut aux Carmes lorsqu'on commenç il les massacres; qu'il en fut tellement eft'ray qu'il courut à la section assemblée pour y demander des secours et tâcher d'arrêt ssinats; qu'alors Ceyrat, qui présidait l'assemblée, a

souffert que l'on passât à L'ordre du jour, sur la demande du déclarant, sur le vœu de la majorité de l'assemblée. ■>

(Archives du palais de justice; greffe de la cour impériale.)

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