IM LA COMMUNE DE PARIS
mémo but, un de ses volontaires, et ce dernier revint
bientôt, rapportant qu'il n'avait rien dit, «attendu qu'un citoyen venait de Paire la même demande, qu'il n'avait rien obtenu, et que le président avait dit que tout homme en arrestation était fautif1. »
Un peu plus tard, le commandant Tanche se rendit à la section lui-même, et demanda ce qu'il fallait faire. On décida alors qu'il se rendrait aux Carmes avec trente hommes sans armes2, l'autorisant, au surplus, à prendre toutes les mesures suffisantes pour prévenir les accidents 3.
1. Estagne (Henri), 50 ans, peintre, demeurant rue des Citoyennes, près le Luxembourg, déclare que le 2 septembre 1792 (vieux style) il commandait le poste de Saint-Sulpice comme capitaine; qu'afflif ' 'les massacres qui se commençaient aux Cannes, il envoya un des volontaires dudit poste à L'assemblée générale de la section pour prier le président d'envoyer du secours à ladite maison des Carmes; que ce citoyen, dont le déclarant ne se rappelle pas le nom, est revenu et a rapporté qu'il n'avait rien dit à [' :, attendu qu'un citoyen venait de faire la même demande, qu'il n'avait, rien obtenu, et que le président avait «lit que tout homme en arrestation et ut fautif.
(Archives du palais de justice; greffe de lu cour impériale.)
2. Rocher (Etienne-Pierre), 53 ans, ancien brodeur, rue du Vieux- Colombier, 748, i déclaré que le 2 septembre 17!i-2 (vieu* style) il était à rassemblé.' générale de la section du Luxembourg lorsqu'on est venu avertir des massacres qui se commettaient aux Carmes; que sans rien arrêter, on a dit que trente hommes iraienl sans armes, et qu'en général tout a été laissé à la prudence du citoyen Tanche, commandant de la force armée, qui était venu demander les ordres de la section ; que le citoyen Bourgeois, qui depuis est décédé, est monté dans La chaire et a fait ce qu'il a pu pour que l'on envoyât les secours nécessaires, mais qu'un autre orateur lui a succédé et a dit que toul était rentré dans le calme à la maison des Carmes; qu'il croit cependant que le commandant est parti. (Archives du palais de justice.)
3. Voici ce que constate le procès-verbal de la séance de la section du Luxembourg du 2 septembre 1702 :
«L'assemblée, avertie par le commandant que nombre de citoyens