LA COMMUNE DE PARIS
chi rchera encore, dans un esprit de parti, à nier ce qui nous semble l'évidence. Tallien futundes premiers à soutenir que les massacres de septembre avaienl été l'œuvre spontanée de l'effervescence populaire, et pour asseoir cette opinion, il a essayé d'en déterminer les véritables eau*
On a souvent répété avec affectation, dit-il, el on a voulu persuader que ces événements étaienl le résultat des combinaisons d'uni' faction que l'on a depuis désignée sous le nom de parti désorganisateur.
Pour détruire ces absurdes déclamations, je vais retracer en peu de mots les causes qui ont produit ces événements.
C'est à moi, peut-être, qu'il appartient plus particulièrement de remplir cette tâche, moi qui les ai vus de près, moi qui n'y ai pris part que pour sauver la vie à plusieurs individus contre lesquels il y avait sans doute de trop justes motifs d'incivisme, mais qui cependant ne devaient pas périr sans avoir été entendus et jugés légalement. Oui, les douloureux souvenirs que rappelle souvent à ma mémoire celle journée désastreuse, sont effacés par le bonheur que j'ai eu Ire à leurs familles éplorées des pères, des époux, des enfants, et surtout une femme intéressante par le fruit de l'amour qu'elle portait dans son sein et que j'ai dérobée à la roce du peuple. Je garde entre mes mains les témoignages précieux de reconnaissance que j'ai reçus de ces infortunés. Je les transmettrai à mes enfants comme un titre honorable, en leur apprenant que la justice et l'humanité doivent être les premières vertus d'un peuple républicain.
Je trou\e les causes de ces événements d'abord dans la lenteur des tribunaux à punir les coupables dont les prisons regorgeaient. Des hommes contre lesquels il y axait les accusations les plus graves étaienl renfermés depuis deux ou trois ans sans avoir encore été entendus.