‹ Le couvent de Carmes et le séminaire de Saint-Sulpice pendant la TerreurChapitre 82 sur 200 · ET LES MASSACRES DE SEPTEMBRE · texte numérisé non relu

ET LES MASSACRES DE SEPTEMBRE

Le tribunal établi pour connaître les crimes «lu 10 août avait bien, il est vrai, l'ail tomber la tête de quelque-: conspirateurs subalternes, mais Montmorin,Y\m des chefs des contrerévolutionnaires, avait été déchargé d'accusation et mis en liberté. Ce fui un déni de justice qui occasionna les premiers mouvements du peuple.

A la môme époque un criminel exposé sur la place publique eut l'insolente témérité de crier sur l'échafaud, et en présence d'une multitude innombrable: Vire le roi! Vivi la reine! Vive monseigneur Lafayette! Au diable la nation! Ces mois séditieux, plusieurs fois répétés, excitèrent l'indignation publique, el il eût été immolé ,i l'instant même si le procureur de la Commune ne lui eût l'ail un rempart de son corps et ne l'eût reconduit dans les prisons pour le livrer aux tribunaux.

Dans son interrogatoire il déclara que depuis plusieurs jours L'argent était répandu avec profusion dans les prisons, et qu'au premier signal les brigands qu'elles renfermaient seraient armes pour servir la cause des contre-révolutionnaires.

Personne n'ignorait d'ailleurs que c'était dans les prisons que se fabriquaient (mis les faux assignats qui étaient répandus en très-grand nombre dans la circulation. Et, effectivement, après l'expédition du 2 septembre, on a trouvé des planches, du papier et tous les ustensiles nécessaires pour fabrique] des assignats et des billets de confiance de toutes les valeurs. Ces pièces existent el sont déposées aux greffes des tribunaux.

Telles furent les causes premières qui provoquèrent l'indignation publique.

Tallien s'explique ensuite sur les événements politiques, parle de 1 outrée d< •> Prussiens sur le territoire français, de la prise de Verdun, et montrant l'effet que pro-

Page 1