‹ Le couvent de Carmes et le séminaire de Saint-Sulpice pendant la TerreurChapitre 83 sur 200 · LA COMMUNE DE PARIS · texte numérisé non relu

LA COMMUNE DE PARIS

ihiisit cette nouvelle sur le peuple de Paris, il termine ainsi :

Telles furent les circonstances qui précédèrent et provoquèrent les événements du 2 septembre; événements terribles, sans doute, qui dans un temps de calme eussent dû provoquer toute la vengeance des lois, mais sur lesquels, dans un temps de révolution et d'agitation, il faut tirer un voile et laisser à l'historien le soin de consacrer et d'apprécier cette époque de la Révolution, qui a été beaucoup plus utile qu'on ne pense '.

Cette appréciation de Tallien tombe devant la propre déclaration de Pétion, quand il dit : « Je pense que ces crimes n'eussent pas eu un aussi libre cours, qu'ils eussent été arrêtés, si tous ceux qui avaient en mains le pouvoir et la force les eussent vus avec horreur ; mais, je dois le dire parce que cela est vrai, plusieurs de ces hommes publics, de ces défenseurs de la patrie, croyaient que ces journées désastreuses et déshonorantes étaient nécessaires; qu'elles purgeaient V empire d'hommes dangereux; qu'ellesportaientl'épouvante dans l'âme des conspirateurs ; et que ces crimes odieux en morale étaient utiles en politique 2. »

Elle tombe encore devant ces paroles, prononcées par Collot-k'Hekbois le 5 novembre 1792, à la séance des Jacobins :

« Nous outragerions la vérité si nous ne professions

1. La Vérité sur les Evénements du % septembre, par Tallien, cidevant secrétaire-greffier de la Commune de Paris et député d parlement de Seine-et-Oise à la Convention nationale.

2. Moniteur du 10 novembre 1792 : réimpression, t. XIV, p, 429.

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