Vie de M. Emery, t. 1er, p. 301 et
Quelque rassurante que pût être, pour le présent, cette nouvelle, l'avenir n'en paraissait pas moins inquiétant; aussi M. Emery trouva-t-il plus prudent de congédier les séminaristes qui étaient encore auprès de lui, et il demeura seul avec quelques directeurs dans les bâtiments du séminaire. Ces bâtiments, en tant que maison religieuse, tombaient sous l'application de la loi du 1" août 1792 '; mais on les considéra comme affectés à un service public, à raison de la présence de la section du Luxembourg, et l'aliénation en fut différée; c'est alors que cette même section disposa d'une grande partie du séminaire à l'effet de loger les femmes des volontaires qui s'étaient enrôlés pour marcher aux frontières.
Quant aux maisons d'Issy, elles lurent vendues comme bien national, et on n'épargna pas davantage le mobilier qui avait appartenu aux prêtres massacrés'2. On atteignit ainsi le mois d'avril 1793. A cette époque,
1. Cette loi portait (art. 1") que, pour le le* octobre suivant, toutes les maisons encore occupées par des religieux oupar des religieuses seraient évacuées par lesdits îeligieux et religieuses et seraient mises en vente à la diligence des corps administratifs.