‹ Le couvent des Filles de Notre-Dame de La Flèche, 1622-1905Chapitre 25 sur 58 · SUPÉRIEURE · texte numérisé non relu

SUPÉRIEURE

Les Annales de la Maison de Notre-Dame de La Flèche nous donnent la chronologie suivante des supérieures de IGGo à 1702 : Marguerite Filloleau (IGG5), Catherine Bidault de Rochefort (16G8), Jacquine de Briolay (1G7I), Marie-Thérèse d'Acygné (1G74), Marguerite Belocier de Maulny (1680), Jeanne de Sales (IG83), Marie-Thérèse d'Acygné (1G86), Marguerite Ribourg (1701).

Pour les trois premières c'est exact, mais Marie-

Thérèse d'Acygné n'eut qu'un triennat, de 1G74 à 1677; Marguerite Belocier de Maulny fut, au contraire, élue deux fois de suite en 1677 et 1680; Jeanne de Sales lui succéda en 1683 jusqu'en 1686, époque où fut élue Marie-Thérèse d'Acygné. Cette religieuse, au dire des Aîinales, aurait eu cinq triennats de suite, de 1686 à 1701. Il faut faire cette rectification : Marie- Thérèse d'Acygné de 1686 à 1695, Marie-Elisabeth Gallois de 1695 à 1699, Marguerite Ribourg de 1699 à

Marguerite Filloleau fut sans doute élue supérieure le 25 mars 1665, car, dès le 29 mars, elle reçoit, en cette qualité, une rente due au couvent par « Messire Louis-Anne de Bresseau, chevalier, seigneur comte de Meaussé, marquis de Montfort, demeurant au château dudit lieu )).

Mère Filloleau était alors assistée de Catherine Bidault de Rochefort, Jac((uine de Briolay, Jacquine Giroust et Marguerite Marcisseau, conseillères et discrètes.

Le nom de Marguerite Marcisseau nous apparaît ici pour la première fois.

Le 27 mai 1665, la supérieure de Notre-Dame achète (1) la terre de la Jouberdière à Guy Odiau, sieur de la Pilletière, avocat au présidial de La Flèche

(i) Le 3o mai, elle est assistt5e des mêmes religieuses et, en plus, de Charlotte Rousseau, et le i3 septembre, de Barbe Pignard.

et maire de la ville (1). Cette terre faisait partie du tîef de Genevraye, acquis par Guy Odiau, le 9 mai 1664, de François de Frezeau, chevalier, marquis de la Frezelière, « demeurant au chasteau du Bouschet, paroisse de Lassé, province d'Anjou » et de sa bellemère, « Magdelaine de Savonnières, marquise de Fourilles, dame de Mons, paroisse Saint-Vincent ».

La Jouberdière dépendait de la chasteilenied'Aiguebelles mouvante elle-même de l'abbaye Saint-Vincent du Mans (2).

Pourquoi Mère Filloleau tlt-elle cette acquisition? Je ne saurais le dire; en tout cas, elle ne fut pas heureuse pour le couvent, on le verra plus tard, dans la déclaration que feront les religieuses en 1689.

(i) Tous les détails qui sui\ent sont tirés du registre parchemin, page 125 et suivantes. — La Jouberdière se trouvait à Coulongé et la terre de Genevraye en Aubigné. — Ce registre que j'ai entre les mains contient toute 1 histoire du la terre de Genevra}e.

(2) Du vingt septiesme jour du mois de mav mil six cent soixante cinq avant midy :

Par devant nous Claude Bainville, notaire royal demeurant au Mans, parroisse de Sainct \'incent, furent présens les Révérends pères Religieux abbé et couvent de l'abbaye de Sainct Vincent de lad. ville de la congrégation de Sainct Maur ordre de Sainct Benoist es personnes de révérends pères dom Jean-Baptiste GodefFroy, abbé, dom Joseph Charpentier, prieur claustral, dom André Fay, dom Anselme Druillon, dom Laurens, père procureur, dom Gabriel Mesnager, dom Bernard Jourdan, dom Jacques Barré, dom Eustache Mahé, frères Jacques Garnier, Georges Tcrriau, Honoré Ernaiid, Placide Focqueux, Jacques Gallais, René Boisgaultier, Joseph Aubrce, Dominique Charlot, Joseph Bihoreau, Michel Poirier, Placide le Duc, Thomas Jouneaux, Félix de Rcnusson , Gilles le Moulinier et Jacques du Chanin, faisant la plus grande partie des Religieux demeurants aud. Sainct Vincent, capitulairemcnt assemblez au lieu et en la manière accousturaée d'une part, et maittre Le Febvre notaire de cette cour

Pendant ce triennal de Mère Filloleau il y eut cinq professions.

1665, 8 septembre, Marie Fontaine de Biré, dix-sept ans. Délégué : R. P. Fontaine, de l'Ordre de Saint- Dominique, du couvent de Rennes. Présents : MM. de Rire, son père, de Mordoit, son oncle, Aumont, son cousin, M'"*'* de Dezé, sa grand'mère, Aumont et de Mordoit, ses tantes. Témoins : MM. Racinoux et de Mordoit (1), prêtres.

1665, 13 septembre, Marie duMesnildela Beausseraye, dix-neuf ans. Reçue à la profession par Pierre Filloleau, prêtre, née et baptisée (2) au Lude le 9 mars 1647, elle était tille de Louis du Mesnil, escuier, sieur de la Reausseraye et de Marie Le Mercier (3).

Marie aura bientôt avec elle, au couvent, sa sœur, Marie-Madeleine, et sa nièce, Françoise-Catherine. Elle mourut en 1730.

1666, 21 janvier. Renée Le Seiller, dix-huit ans, reçue par M. Michel Hamelin, aumônier de la reine, curé de Saint-Thomas. Une de ses sœurs. M'"" Maillard assiste à la cérémonie.

1666, 4 février, Marguerite Froger, seize ans et demi. (( Elle étoit d'une honnête famille du diocèse du

demeurant aud. Mans au nom côme procureur et se faisant fort des dames Religieuses sup^'^ du couvent de Notre-Dame de La Flèche... »

(i) Cf. Annales F léchoises, tome 111, page 172. — Article de l'abbé Louis Calendini sur les Confréries du Lude.

(2) Elle avait eu pour parrain Guy Jarry, commis à la recette des tailles de Beaugé, pour marraine, Michelle Giroust.

(3j La famille du Mesnil de la Beausseraye justifie de son titre de noblesse depuis i53£ et porte « d'a:[ur à une bande d'argent- chargée de trois merlettes de sable à Vétoile d'or au second quartier ». La Beausseraye, ferme et fief en Chigné (Mainç-et-Loire).

Maine, laquelle étant nombreuse à fourni d'excellents sujets qui se sont distingués et se distinguent encore dans l'état ecclésiastique et dans la religion par leur capacité et leur ferveur » (1).

Mère Froger mourut le 30 novembre 1739 à quatrevingt-onze ans.

1G66, 25 mars, Marie Fournier, reçue par René Grandliomme, curé de Luché.

Sous le triennat de Mère de Rochefort, il n'y eut que deux professions, celle de Marie Madeleine du Mesnil de la Beausseraije (2) (seize ans), le 5 mai 1GC9, et celle de Françoise Renée Denyau (dix-huit ans), le 12 mai.

Toutes deux furent reçues par François Ghastelain, prêtre.

Marie-Madeleine du Mesnil de la Beausseraye mourut en 1740.

En 1G69, M^' Arnaud dut visiter la communauté, car il était à La Flèche le 3 août pour consacrer l'église des Capucins.

(i) Lettre nécrologique de Mère Froger par Mère Nail de la Saintonnière (lySg).

(2) Marie-Madeleine, sœur de Marie, fut baptisée au Lude le 2 février i653. Parrain : M. H. -Jacques Pays. Marraine : Marguerite des Bois (Etat civil du Liidej.

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