‹ Le couvent des Filles de Notre-Dame de La Flèche, 1622-1905Chapitre 29 sur 58 · CHAPITRE lY · texte numérisé non relu

CHAPITRE lY

IVotre-Danie pendant la deuxième moitié du XVIIIe siècle (IT^T-iT89)

Supérieures de Notre-Dame de 1747 à 179S. Le départ des Jésuites du Collège (176S).

Il n'y eut que quatre supérieures jusqu'à la Révolution, mais deux d'entre elles furent réélues à différentes intervalles.

Catherine Gallois de la Ilacinais succéda à Anne Nail delà Saintonnière, de 1747 à I7."'t3; Agathe d'Orv aulx, de 1762 à 1774; Catherine liallnis, de 1759 à 1762; Agathe d'Orvaiilx, de 1762 à 177i; Modeste de Colasseau de la Mâche follière , de 1774 à 1792, et enfin Thérèse Saullay.

Toutes ces supérieures, vraies filles de Notre-Dame, eurent à cœur de maintenir le bon renom de la communauté; elles y réussirent fort bien, car, malgré la décadence intellectuelle et morale, malgré l'indifférence religieuse qui se manifestaient partout et pour tout en France, le couvent de VAve prospérait de plus en plus, alors quêtons les autres couvents se vidaient peu à peu lorsque la Révolution éclata. Celui de VAie était à son apogée. Il y eut cependant une heure

d'angoisse lorsque les Jésuites quittèrent le Collège le 1^>^ avril 1762 (j).

Nous avons vu très souvent les Pères Jésuites mêlés à l'histoire de VAve; ils étaient les directeurs des religieuses et les prédicateurs de leurs retraites. Leur départ devait nécessairement priver ces saintes fdles de précieuses lumières et de bienfaisants conseils.

Mère Agathe d'Orvaulx était, pour lors, supérieure, et, tant qu'elle resta en charge, ne pouvant avoir de Jésuites, elle ne voulut point d'autres prédicateurs pour sa communauté. Nous lisons, en efïet, dans un « journal » manuscrit de l'époque (2) :

(( 1774, 15 août. L'abbé Bourdet, du Collège Royal, a fait le sermon chez les dames de VAve. Il y avait douze ans, c'est-à-dire depuis le départ des Jésuites, qu'elles n'avaient voulu recevoir de prédicateur ».

Au reste, ce départ des Jésuites fut l'épisode le plus saillant de toute cette période.

Signalons toutefois, en passant, ces menus faits, relatés dans le même « journal » :

« En 1772, le 22 juillet, deux jeunes gens, MM. de la Tour et des Pilletières, sont accusés d'une escalade faite la nuit dans le couvent des dames de VAve. Le 24 juillet, ils reçoivent du directeur a une verte leçon ».

(( En 1773, le 23 avril, le clergé du collège revenant

(i) Il faut lire dans l'Histoire d'un Collège de Jésuites, par le P. de Rochemonteix (IV-296), le récit de cette émouvante expulsion où l'on voit qu'il n'y a rien de nouveau, que toujours les mêmes calomnies, semées à dessein, occasionnent cet exode de nos communautés religieuses.

(2) Il est conservé au Prytanée Militaire.

de la Visitation, où il était allé prendre part aux fêtes occasionnées par la canonisation récente de sainte Chantai, a entre dans la chapelle des dames de i'Ave, qui avaient fait prier qu'on y donnât la bénédiction ». « Le 7 juin 1774, l'abbé INIetivet, sous-maître du collège, (( après avoir mangé le peu tju'il avait, vit ici des messes qu'il dit aux dames de VAvc. »

Professions de 1747 à 1789

L'irréligion qui gagnait les âmes n'empêchait point les novices d'afïluer en grand nombre à Notre-Dame. La communauté, très éprouvée par les visites fréquentes de la mort, qui lui enlevait ses religieuses les plus saintes comme ses maîtresses les plus expertes, ne semblait point souiïrir de tous ces deuils et de toutes ces pertes. La Providence ne produisaitelle pas chaque jour de nouvelles éducatrices, non moins parfaites, qui comblaient les vides et continuaient, avec un succès toujours croissant, l'œuvre capitale de l'enseignement de la jeunesse? Les entrées au noviciat étaient toujours plus nombreuses que les décès.

Catherine GALLOIS, supérieure.

1747, 17 iu'ûlet, Marie-Thérèse Guillot, vingt-deux ans et demi, reçue par M. de Vercel de Saint-André, abbé de Saint-Maur, prieur de Saint-Claude, docteur

en Sorbonne, chanoine et vicaire général d'Angers.

Marie-Ttiérèse « étoit native d'Angers, d'une famille où la piété semble héréditaire, et l'on sçait que M. son frère (1) s'y est toujours distingué autant par sa vertu que par son esprit et son érudition... Elle nous fut présentée par M. de Vercel (2) qui étoit alors notre digne supérieur et qui depuis a été fait évèque de Conserans. 11 l'honorait de ses bontés, et sur le portrait qu'il nous en fit, nous la reçûmes avec une joie unanime, étant bien persuadées qu'elle avoit toutes les qualités propres à notre Institut » (3).

17W, 6 novembre, Louise Eneaux, vingt-huit ans, reçue par M. Sébastien Henriquet, confesseur. Assistent : MM. Aubert, diacre, Le Rover, sous-diacre, M. Goumenault, prêtre, prédicateur.

1750, 25 janvier, Renée-Augiistine Maréchal de Villiers, vingt ans. Assistent : M. Maréchal de Yilliers, procureur du roi à La Flèche, et Claude de la Motte- Geré, ses père et mère (4).

1750, 13 octobre, Pcrrine Giiehery, vingt-deux ans.

(0 Gilles-Joseph Guillot, chanoine de Saint Mauiille d'Angers, grâce à la protection du vicaire général, l'abbé de Vercel, lut, le 2g décembre 1758, élu de l'académie d'Angers, et, peu après, deuxième secrétaire perpétuel. Célestin Port cite ses nombreux ouvrages dont les manuscrits ont été donnés à Toussaint Grille par le général Guillot, neveu de Gilles et de Marie-Thérèse. Gilles mourut en 1787.

(2) Joseph de Saint-André Marnais de Vercel (1713- 1780), fut vicaire général de Ms^ de Vaugirauld, sur la recommandation des d'Autidiamp, ses parents. Reçu à l'académie d'Angers en 1746, nommé évèque de Conserans en 1752, il mourut en 1779- L'abbé Guillot prononça son éloge à l'académie d'Angers, le 12 juin 1780 (Cf. Célestin Port).

(3) Lettre de Agathe d'OrvauIx, supérieure, du 26 novembre 1755.

(4) Maréchal, famille de l'élection de La Flèche, plus connue sous le nom de Lucé. De sable à trois Jlambeaux alhtmés d'or.

Assistent : MM. Mousset, prêtre vicaire, Joseph Le Roy, prédicateur carme.

1750, l*^"^ décembre, Thérèse Saullaij{[), dix-neuf ans et neuf mois, reçue par M. Pencliien (2), curé de la Lande-Chasle.

1752, li février, Marie Le Roy, vingt-quatre ans, reçue par S. Henriquet. Assistent : MM. Lesmesle, sous-diacre, R. Mondot, prêtre.

1752, 20 décembre, Marguerite Daiouat de la Masse- Hère, dix-sept ans, reçue par M. Bertereau, prêtre et directeur des religieuses de rilôpilal. Assistent : MM. S. Henriquet, prêtre, Jubeau, clerc tonsuré, Auguste Davoust de la Masselière, capitaine d'infanterie, chevalier de Saint-Louis, père de la religieuse (3).

1 1752, 20 décembre, Marguerite yaude l' Etang, xinigquatre ans, reçue par M. S. Henriquet, prêtre. Assistent : MM. Balesme de Souzé, curé de Savigné, N. Goumenault, prêtre, Louis Nau de l'Etang, frère (4).

(i) Elle était fille de François Saullay, notaire à La Flèche.

(2) Il y eut à Chenu deux Penchien, successivement notaires de 1744 à 1800 : Joseph Penchien et son fils Louis-Jean Penchien.

(3) M^ Sébastien Davoust, seigneur de la Masselière (en Bazougessur-Loir), avait épousé Anne Le Noir. Leur fille, Anne Davoust de la Masselière, épousait à La Flèche, le 25 janvier 1752, Aimé-François- Joseph-Pierre de la Rue du Caii. Sébastien Davoust, maire perpétuel de La Flèche, étaii mort le 4 mai 1731. 11 était sans doute oncle de Marguerite.

Madeleine, la ?œur de Marguerite, épousa, le 12 janvier 1761, Armand-Louis de Vives, ccuyer, sieur de la Noiraye, fils de Armand de Vives, écuyer, seigneur de Bouchevreau, et de défunte Marie-Marthe Auvé de la Noiraye (Etat-civil de La Flèche).

'4) La famille Nau tirait son nom de lEtang d'un petit fief situé en Savigné-»ous-le Lude. Elle était assez répandue dans toute la contrée ludoise et alliée aux familles Coussin, Grandhomme de la Gasnetière, Senocq, de Saint-Florentin, de Grugelin, de Sarcé, etc.. De gueules à la gerbe d'or, soutenue de deux lionceaux affrontés de même.

1753, 22 février, Catherine Le Loup, vingt-cinq ans. Elle était du Lude.

Agathe d'ORVAUX, supérieure.

1753, 19 mai, Louise Enrjoulevcnt, vingt-quatre ans, reçue par François Derviller, confesseur des religieuses.

1754, 25 juin, Marie-Rose Fleury, vingt-trois ans neuf mois. Présents : M. Harlay, curé de Ligron, frère Anselme Cordelay, prédicateur, M, Moulins, oncle.

1757, 12 décembre, Elisabeth-Thérèse d'Amours (1), vingt-quatre ans quatre mois, reçue par M. Goumenault, vicaire au Lude. Présents : MM. Boulard, prêtre, vicaire à Sainte-Colombe, Joseph Cosnier, prêtre.

Marguerite était fille de François Nau, ccuyer, sieur de l'Etang, Vaugclay, la Guitiière, la Grugclinière, Vernoil, etc., et de Marguerite Senocq.

Le 25 juin 1766, Louis-René Nau de l'Etang, chevalier de Saint- Louis, capitaine au corps royal de l'artillerie, fils de défunt François Nau, chevalier, seigneur de l'Etang, demeurant au Lude, épousa Madeleine Coussin, fille de Nicolas Coussin, écuyer, et de teue Joseph Fontaine (Etat-civil de La Héche).

Le let" mai 1770, mariage de Thimoléon-Magdelon-François de Savonnières, chevalier, seigneur de Courdonnet, d'Entre-deux-Bois, capitaine aide-major au régiment de Normandie, fils de Magdclon de Savonnières, sieur du Val, avec Anne-Marie-Marguerite Nau, dame de l'Etang, la Grillardière, le Bois-Pincé, fille de François-Jean Nau et de défunte Anne-Marie Trouillet.

(i) Fille de M^ Bonaventure d'Amours, avocat procureur au Lude, et de Marie Papin du Gravier. Son Irère, M^ Bonaventure d'Amours, avocat en parlement, bailli, juge ordinaire, civil et criminel du Lude, épousa Charlotte Molan, et, en deuxièmes noces, Renée Le Noir de la Coçhetière fL. C).

1759, 9 janvier, Julie- Adélaïde de CoUasseau (1), dix-sept ans et demi, reçue par M« Louis de Vives, curé de Mareil.

1759, :*5 janvier, Catherine lluard, vingt-quatre ans, et Madeleine de la Boche, vingt ans, reçues par J.-J. Haleton, curé de Marigné. Présent : L. Clialopin, curé de Sa vigne (2).

1765, 19 juillet, Jeanne Guillier, vingt-cinq ans, reçue par M^ Pierre de Langevinière, confesseur des religieuses. Présents : Jules-Math. Guehery, prêtre, Burlau, diacre.

17GG, () juillet, Franeoise-Henrieltc de Colasseau (3), vingt-quatre ans, reçue par M" Prosper de CoUasseau, prêtre, son frère. Présents : ses frères et sœurs, M*' Le Cornue, curé de Baracé.

1768, 8 janvier, Anne Launay, vingt-cinq ans, reçue par Joseph Le Bled, prêtre. Présents : M® Beaussier, curé de Cré (4).

1768, 26 avril, Anne Bidault (5), vingt-huit ans, reçue par François-Mathurin Bidault, prêtre. Présents: MM. i\. Goumenault, Bidault, prêtres, Jouve, curé de Disse, Martin, curé de Verrou.

(i) Sœur de iModesie, qui M profession en 1744.

(2) J.-J. Haleton prit possession de la cure de Mansignéle 14 février

(3) Sœur de la précédente.

(4) Clément Beaussier avait pris possession le 20 février 1735. Il résigna sa cure en 1780. Il mourut dans les prisons du Mans. S. de la Bouillerie : Cré-sur-Loir, page g8. — Joseph Le Bled était vicaire à Saint-Jean-de-la-Motte de 1728 à 1770. (Semaine du Fidèle, tome III, page 321), et dirigea le collège de ce village pendant cinquante ans, de 1725 à 1775. (H. Roquet, Saint-Jean-de-la-Motte, page 4i.)

(5) Elle devait être lîlle de François Bidault de la Barre, docteur en médecine, demeurant au Lude, au XVIIIe siècle.

1770, 10 juillet, Mane-Franeoiae Doiiasne, reçue par M® Pierre de Langevinière, prêtre confesseur. Présents : la famille ; AP d'Estourneau, notaire.

1771, o octobre, Angélique Libergc des Bois ([), vingttrois ans. Présents : iMarllie LiJjerge, veuve Montel. MM. Borée, curé de Thorée, J.-G. Berault, curé de Pringé.

1771, 10 janvier, Françoise Desehamps, vingt-huit ans, reçue par René Jouve, curé de Disse. Assistent : Frères Ignace de La Flèche, capucin, Le Roy, prieur des Carmes, Elzéar de Rennes, gardien des Capucins, F. -Benjamin Jouve, carme.

Modeste de COLASSEAU, supérieure.

177G, 31 décembre, Marie Menât Ikauregard, dixhuit ans, reçue par P. de Langevinière, directeur de la maison. Assistent : les familles Le Barbier et Le Franc (2).

1777, 7 janvier, Louise Bruas, vingt-huit ans. Assistent : Frère Cloy de la Bellangère, docteur en théologie, prieur des Carmes, P. Bruas, chirurgien (3).

1778, 7 mars, Benée Geutilhoutnte, vingt-six ans. 1778, 11 juin, Marie-Ursule Menai J)esga:.ons, dixhuit ans. De nombreux prêtres y assistent.

1778, 24 août, Anne Le Hay Grandmaison, dix-neuf

(i) Fille de Charles-Louis Liberge des Bois, apothicaire à Baugé, et de Rose Fronteau. L'un de ses frères, Michel, lut chirurgien au Lude.

(2) Pierre Le Franc de l'Angevinière fut martyrisé pendant la Révo* lution.

(3) Cette religieuse était la parente, sinon la hlle, de Pierre BruaS, chirurgien à Saint-Jean-de-la-Motte de 1741 à 1778.

ans, reçue par M. Le Rover, assistée de M. Le Franc, son curateur.

1779, 21 septembre, Marie Lépine, vingt-deux ans.

1782, 5 février, Modeste Pivron (1), dix-iiuit ans, reçue par P. de Langevinière. Assistent : MM. Boyvin, curé de Saint-Mars, Odillard de la Ponimeraye, prêtre.

1784. 17 février, Marie Bourge, vingt-et-unans, Anne Bourau, trente-deux ans, reçues par M.Ciialopin, curé de Mansigné, assisté de M. Cadieu, son vicaire.

ilHi, 30 ^oùi, Madeleine Faligan, reçue par M. de Langevinière. Présent : Fr. Bruno du Vaux, capucin.

1784. 18 octobre, Catherine Frémonl, trente-et-un ans, reçue par M. Raoul (2), curé de Mareil, assisté de MM. Renaudin, vicaire de Mareil, et Mallard, prêtre.

1785, G mars, Anne Perrault, vingt-cinq ans, reçue par M. de Langevinière. Présents : MM. Rincé, licencié es-lois, cousin, Perrault, notaire royal, frère.

1783, 14 juin, Marie-Elisabeth-Jeanne Desmares, trente ans.

Cette religieuse avait une sœur, Marguerite, plus jeune qu'elle, qui fera profession plus tard. C'est de

(i) Modeste-Marie Pivron, fille de Patrice-Pierre Pivron, marchand au Lude (1781), et de Marie Moreau, était née et avait été baptisée le 5 octobre 1763. Une de ses tantes, Michelle Pivron, était hospitalière des filles orphelines de la Miséricorde du Lude et était morte le 8 avril 1769, à cinquante-quatre ans. François-Maihurin Odillard de la Pommeraye, à cette époque curé de Clefs, où il était né, avait été vicaire au Lude vers 1759 et en devint curé constitutionnel. 11 mourut à soixante-onze ans, le 21 vendémiaire, an X. Quant à Etienne Boyvin, dernier curé de Saint-Mars de Gré (1778-1791), il mourut au Lude en 1809 après avoir passé en exil les années de la Révolution, l. c.

(2) Michel Raoul, sacriste de l'abbaye du Ronceray, M" ès-arts et gradué eu l'université d'Angers, prend possession de sa cure de Mareil le 4 août 1759.

Marie-Elisabeth que le docteur Bouchet rapporte ce trait touchant :

(( Les deux sœurs Desmares se destinent à prononcer leurs vœux dans cette maison. L'aînée reconnaît que, parmi les novices, il en est une qui se destinait à faire profession de dame de chœ'ur, mais dont la fortune, qui venait de changer tout à coup, ne peut fournir la somme à laquelle s'élève la dolle. Mademoiselle Desmares va déclarer à la supérieure qu'elle veut être sœur servente, qu'elle prononcera ces vœux et pas d'autres, que la dotte de dame de chœur est destiné pour M"® . . . Un combat de générosité s'élève... M'^*^ Desmares l'emporte devant Dieu et devant les hommes. Je ne vois de supérieur à ce trait que celui de saint Vincent de Paule, qui se fit esclave pour un chrétien. »

1786, 8 mai, Judith du Hozel, dix-huit ans. Présents : MM Joseph-Hené Dorvaux, clerc; Berthelot de la Durandière, oncle; Rochereau de la Poitevinière (1).

1787, 19 juin, Marguerite Desmares, vingt-cinq ans. Présents : MiM. Hulmer, vicaire de La Flèche; François-Alexis Maillet, diacre; Louis-Gabriel Thoré, clerc tonsuré.

1787, 23 octobre, Angélique-Elisabeth Durand, dixhuit ans. Présent : M. Cosnier, chanoine de l'église d'Angers.

1789, 25 octobre, Louise Portebœuf, vingt-cinq ans,

(i) Berthelot de la Durandière lire son nom du fîef de la Durandière, en Clermont.

Joseph»Renc Dorvaux mourut chanoine du Mans^ le 4 septembre i838.

reçue par lAP Portebœiif. vicaire à Saint-Mathurin, assisté de Augustin Chauvelier, diacre.

1789, 5 novembre, Marie-Louise Morin, vingt-deux ans.

Le 2 mars 1789, Augustine liidllé Devaur passe son premier examen; ce fut la dernière novice.

§ ni

Religieuses décédées de 1747 à 1789.

1748, 2 mai, Marie Le ^oir de la Coehetière. u La sœur Marie Le Noir n'avait (jne vingt-huit ans lorsque Dieu, agréant ses brûlants désirs, l'appela à jouir du bonheur du Ciel. Elle avait souhaité de mourir d'une maladie de poitrine, afin d'avoir plus de temps pour se préparer, cette grâce lui fut accordée. Elle fut assistée du P. Kergouin, S. J. » (1).

« Elle laisse à Notre-Dame une de ses chères tantes (Catherine), qui, depuis longtemps, entre la vie et la mort, nous donne souvent lieu de craindre de multiplier nos pertes » (2).

1749, 2 août, Catherine Le Noir de la Coehetière, cinquante-deux ans (3).

1749, 25 décembre, Françoise Busson des Fourneaux, cinquante-trois ans (4).

175u, 24 novembre, Thérèse Guillot.

(1) Aunalcs de La Flèche (i8b3).

(2) Lettre de Catherine Gallois, supérieure, du 4 mai 1748. (i) Lettre de Catherine Gallois, supérieure ,du 6 août 1749.

(4) Lettre de Catherine Gallois, supérieure, du 26 décembre 1749.

La R. M. Agathe d'Orvaulx qui succéda, en 1753, à la Mère de la Racinais, avait demandé à Dieu la grâce de parvenir à la fin de son triennat, sans perdre aucune des brebis que le céleste Pasteur lui avait confiées, o Je m'étois flattée, écrit-elle (1), que le Seigneur, l'arbitre de nos jours, exauceroit les vœux réitérés que je lui faisois, depuis que je suis en charge, pour la conservation du troupeau qu'il m'avoit confié, quand, au moment où je m'y attendais le moins, son bras a paru s'appesantir sur nous en nous enlevant notre chère sœur Thérèse Guillot. » Elle fut assistée par le P. de la Pierre, prédicateur du Collège royal de la Compagnie de Jésus, ancien missionnaire.

1760, 9 septembre, Catherine du Mcsnil, soixantehuit ans (2).

1761 ou 1762, sans date, Marie Roussier, cinquantesix ans, assistée par le R. P. de la Grange, S. J., prédicateur de la Dominicale (3).

1762, 4 juillet, Françoise Enaux, quarante-un ans (4).

1762, lo septembre, Urbane de la Piltière, cinquantehuit ans, « assistée de M. de Langevinière, notre digne confesseur » (5).

1763, 24 février, Michellc Salmon, soixante-deux ans, assistée de M. Russon (6).

1767, 11 janvier, Thérèse Papin, soixante-treize ans (7).

(i) Lettre d'Agathe d'Orvaulx, supérieure, du 26 novembre 1755.

(2) Lettre de Catherine Gallois, supérieure, du 12 septembre 1760.

(3) Lettre de Catherine Gallois, supérieure.

(4) Lettre d'Agathe d'Orvaulx, supérieure, du 8 juillet 1762.

(5) Lettre d'Agathe d'Orvaulx, supérieure, du i5 septembre 1762.

(6) Lettre d'Agathe d'Orvaulx, supérieure, du 26 février 1763.

(7) Lettre d'Agathe d'Orvaulx, supérieure, du 16 janvier 1767.

1773, 9 avril, Marie Châtelain, soixante-seize ans (1).

1773, 29 septembre, Luce de la Bernardière, quatrevingt-cinq ans (2), décédée Mère seconde. Elle fut toujours un modèle achevé de toutes les vertus. (( Faisons bien, disait-elle, ce que nous devons faire, et nous aurons tout fait. ))

1774, 10 décembre, Françoisc-Scholastique Blondeau de la Vallée, soixante-un ans (3).

En annonçant cette mort, Mère de Colasseau écrit : (( ... Je ne laisse pas de trouver qu'il est bien douloureux pour moi, au commencement de ma trienne, de vous demander les suffrages de l'Ordre. »

1780, 24 novembre, Elisabeth d'Amonn, quarantehuit ans (4).

1782, 22 juin, Catherine Le Loup, cinquante-sept ans. « A peine commencions-nous à respirer des pertes réitérées que nous avons faites depuis deux ans et demie » (5). Elle fut assistée par le R. P. Bruno, « vicaire des Capucins ».

178;>, 27 mars, Magdelaine-Ambroise de Blésy de Mailly, soixante-quatorze ans.

1782, 8 février, Angélique Le Roy, quatre-vingt-deux ans.

(i) Lettre d'Agathe d'Orvaulx, supérieure, du i3 avril lyyS.

(2) Lettre d'Agathe d'Orvaulx, supérieure, du 6 octobre 1773.

(3) Lettre de Modeste de Colasseau, supérieure, du 18 décembre

(4) Lettre de Modeste de Colasseau, supérieure, du 10 décembre

(5) Lettre de Modeste de Colasseau, supérieure, du 22 juin 1782.

Autour de nos cloîtres, les événements marchaient à grands pas : la Révolution montait, et nous allons la voir, à La Flèche, faire le vide partout où la vie religieuse coulait si paisiblement et si utilement pour le peuple fléchois.

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