‹ Le couvent des Filles de Notre-Dame de La Flèche, 1622-1905Chapitre 36 sur 58 · GG · texte numérisé non relu

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pieuses filles qui avaient, au temps de trouble comme aux temps de paix, édifié son diocèse.

On se désolait à Xotre-Dame de n'avoir reçu encore que quatre novices; cette visite épiscopale, en comblant de bonheur les Filles de Notre-Dame, leur rendit l'espérance et leur lut une précieuse bénédiction. Monseigneur donna l'habit à Marie Duvière, dite Angélique, sœur compagne.

« Ces cérémonies religieuses à Saint-Thomas et dans les communautés, et surtout la cérémonie de l'ordination (que, sans doute, on n'avait jamais vue à Saint-Thomas), attirèrent beaucoup de personnes des environs, et tirent la plus salutaire impression sur tout le monde, tant par l'ordre et fédilication qui y régnèrent que par la tendre piété et la majesté religieuse de Monseigneur, par ses touchantes instructions et les différents exercices de religion auxquels il convoqua tous les fidèles et aussi par sa grande et noble atïabilité.

« Monseigneur eut à cœur de l'aire chanter des cantiques pendant les ditïérentes cérémonies, pour soutenir raltention et exciter la piété, surtout pendant l'admiiiislralion de la Confirmation.

« De retour à Angers, Monseigneur mit le comble à ses bienfaits en faisant passer à Monsieur le Curé une caisse pleine d'excellens livres ( V.V.) volumes), pour être par lui distribués gratuitement aux personnes (jui avaient concouru à l'instruction des confirmands, à la dévotion et au maintien de l'ordre dans l'Eglise et à l'édihcation des lidèles i)ar le chant des canticiues spirituels, et aussi à ceux des enfans de la paroisse qui, au jugement de M. le Curé et de ses

vicaires, avaient paru recevoir la confirmation avec les meilleures dispositions ».

M^' Montault renouait ainsi, avec sa grâce liabituelle, les liens qui unissaient, dans le passé, l'Eglise fléchoise au diocèse d'Angers. Notre cité, plus angevine que mancelle, en garda toujours le souvenir. Du reste, quelques années plus tard, le même Evêque d'Angers séjourna avec plaisir à La Flèche. Hevenant du Mans, où il était allé faire une ordination extra tempora, il passa à La Flèche les deux journées des 21 et 11 juillet 1(S28. « Il eut la bonté d'administrer à Saint-Thomas le sacrement de Confirmation à environ mille personnes réunies de tout le canton de La Flèche et de plusieurs autres paroisses. »

M"" de Pidoll, évèque du Mans, étant mort le 23 novembre de cette même année 1819, il eut comme successeur M"' Claude Magdeleine de la Myre, (jiii fit son entrée à La Flèche le vendredi 3 novembre 1820. « Il a été reçu à l'entrée de la ville par tout le clergé du canton et toutes les autorités locales et conduit processionnellement à l'église paroissiale, où il a célébré pontificalement la grande messe et fait la visite de l'église. Le dimanche 5, il a aussi officié pontificalement à l'école royale militaire, où il a donné la confirmation aux élèves; o^fin, il a iisité toutes les communautés religieuses » (1).

M^' de la Myre se fit expliquer, à Notre-Dame comme

(i) Aiviales manuscrites de Sanit- Thomas, reg. p. 98 v°.

à l'Hospice, le but et le fonctionnement de toutes les confréries en usage avant la Révolution.

Dans ces deux communautés se trouvait autrefois la confrérie du Sacré-Cœur de Jésus : à l'Hospice, dans l'ancienne chapelle des Visitandines, elle avait été érigée en 1726, et rétablie en 1811 par M"' de PidoU.

M""" de la Myre la confirma, ainsi que celle établie à Notre-Dame, par un décret du 12 août 1822.

Les enfants, aussitôt les classes ouvertes, y avaient afflué. En 1825, elles devinrent trop petites, et les religieuses se virent obligées d'en construire de nouvelles. Le Conseil municipal, à qui elles avaient fait part de leur dessein, et demandé des secours, vota, le 9 mai 1825, à l'unanimité, une somme de trois mille six cents francs à titre de secours et d'indemnité; en outre, il détermina la grandeur des classes et exprima le vœu qu'on mît en délibération et qu'on rédigeât le plus tôt possible un règlement qui déterminerait le mode d'admission des élèves, la tenue, la police et la discipline des écoles; enfin, le Conseil chargeait le Maire de se concerter à cet égard avec le comité d'Instruction publique du canton et les dames religieuses.

Pendant les six années de charge de la Mère Piveron, il ne se passa rien d'extraordinaire au couvent. On sait toutefois que la supérieure rendait beaucoup de services à la maison et se faisait beaucoup aimer

de ses Filles. Elle fit avancer d'une façon merveilleuse les travaux de la nouvelle communauté; c'est à elle, en particulier, que l'on doit le bâtiment qui servait de noviciat, et qui longe la rue de la Madeleine.

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