‹ Le couvre-feu: dernières poésiesChapitre 126 sur 172 · LA VALLEE DE JOSAPHAT · texte numérisé non relu

LA VALLEE DE JOSAPHAT

Un fleuve y en s'éloignant de son berceau, grandit En s'éloignant du sien, TLomme s'abâtardit.

Des voiles qu'il soulève, il rend sa nuit plus noire : Aussitôt qu'il s'éclaire, il désapprend à croire. Voulant tout expliquer, dictant à tout ses lois, Sa raison ne vaut pas ses rêves d'autrefois.

Aveugles de l'esprit, nos savants incrédules. De tout ce qui fut saint se raillent sans scrupules. Qu'on lise par hasard, aux pandectes du ciel. Que, le temps étant mort, la voix de l'Étemel Doit, dans un coin obscur de l'obscure Judée, Traduire en jugement la terre décédée I C'est à qui, devançant ce procès du cercueil, A s'en rire tout haut mettra le plus d'orgueil.

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