‹ Le couvre-feu: dernières poésiesChapitre 135 sur 172 · LIVRE QUATRIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE QUATRIÈME

Il portait) en naissant , l'infini dans sa tète : Par un prêtre allumée, une infâme tempête  foudroyé ce front, fait comme un firmament, Où les astres innés, marchant tous aisément.

Soumettaient à ses lois leur courbe et leur lumière. Lui mort| les voilà tous gagnés par sa poussière. Et quelques pieds de sable auront caché demain Lorenzo, Tuniveh, Thomme et le genre humain.

LES VOLIERES.

Quand on ne peut plus voir, immobile témoin j Dans son fauteuil assis , le printemps que de loin ; Quand la goutte, et l'hiver, hôte assidu des villes, Retiennent dans leurs nœuds nos membres trop dociles. Il faut, pour retrouver son soleil éclipsé, Rétrograder en soi jusqu'au fond du passé.

Ressaisir ses rayons perdus dans la mémoire , Et deviner enfin le printemps pour y croire.

Vivant, près de nos maux., sous les mêmes verrous, Qu'il est charmant alors d'en voir autour de nous , Confondant leur haleine, ou mêlant leurs ramages. Rayonner et chanter les joyeuses images 1 Gomme on bénit des yeux ces volières de fleurs. Qui semblent, se parant des plus riches couleurs.

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