‹ Le couvre-feu: dernières poésiesChapitre 142 sur 172 · LIVRE QUATRIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE QUATRIÈME

Que l'ange de la nuit, las d'errer sur nos grèves, Vient y cacher son vol et replier ses rêves.

Soyéz-en sûr! où l'œil n'aperçoit qu'un anneau, La chaîne existe ; au fil on pressent le fuseau; Où je ne vois qu'un vers orphelin de sa rime, Un autre vers tout bas répond d'un ton sublime. Dans ce monde unitaire il n'est rien d'isolé : Tout se suit, tout se tient, tout a son sens voilé, Que chacun peut comprendre et traduire à sa guise. La nature est un livre où le ciel veut qu'on lise. N'importe à quel chapitre, et n'importe comment ; Il suflSt d'épeler pour trouver tout charmant. A vous donc, après moi, d'épeler votre pagel Si vous n'êtes savant, au moins vous serez sage.

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