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L'ENCENS

L'encens, dont la vapeur, s'exhalant vers les cieux,

Égayait le nectar sur la lèvre des dieux ,

Ne fut longtemps , pour nous, qu'un baume salutaire ,

Qui servait à guérir certains maux de la terre.

Il dissipait, dit-on, ces nuages dolents,

Qui semblent de notre âme enrayer les élans ,

Et, de l'âme parfois remontant en fumée,

OSusquent de nos yeux la lumière embrumée.

C!omme l'or pétillant que fait mousser l'aï.

Ou l'ambre du moka dans l'albâtre tiédi ,

On prétend qu'à ses feux notre verve s'aiguise.

Ou reprend sa vigueur alors qu'elle s'épuise.

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