LIVRE PREMIER
Est toujours, comme moi, resté sur la colline. Je ne fai point conduit vers la voûte divine : Mais écoute ! en ton cœur, dont il connaît la fin, (C'est Dieu qui l'y plaça) demeure un séraphin, Qui monte, et, quand il veut, plane de sphère en sphère. Plus à leurs feux sacrés son vol se désaltère. Plus il doit, adorant Jéhovah le Seigneur, Prosterner devant lui son sublime bonheur.
Respecte cet esprit, qui vit dans ta poussière, Adam : ne ternis pas ses ailes de lumière.
Prends garde que jamais de basses passions Ne viennent enchaîner l'essor de ses rayons.
Le vice appesantit, et fait ramper la flamme : Soigne donc tes vertus, pour élever ton âme.
Les ailes de l'esprit, mon frère, les voilai »
Quand Adam répondit, l'ange n'était plus là.