‹ Le couvre-feu: dernières poésiesChapitre 165 sur 172 · LIVRE QUATRIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE QUATRIÈME

Ainsi qu'un laboureur, fatigué du labour; Dont l'œil triste et baissé semble, inquiet du jour, Pour y trouver de l'ombre interroger son àme; Dont l'ardent Sinus a, comme un vent de flamme, Avec ceux des forêts, desséché les cheveux; Cet homme qui repasse en lui-même ses vœux, Qui, des larmes d'hier les paupières trempées. Redit son chapelet d'espérances trompées; Qui, tombeau par tombeau, rassemble les amis, Le long de sa carrière à mesure endormis; Qui de son ciel, voilé de brumes assidues.

Compte, par ses regrets, les étoiles perdues; C'est vous, c'est moi, c'est l'homme à moitié du chemin. Qui s'arrête, et qui dit : Que serai-je demain ?

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