LE TOMBEAU D^ALARIC
Des cavernes du pôle échappé, quand cet homme , Qui ravagea la Grèce avant d'écraser Rome, Et, préparant de loin le trône d'Attila, Lui fit un marchepied de ceux qu'il mutila :
Quand ce faucheur d'humains , dont le cheval de guerre Sous ses sabots de bronze avait fendu la terre. Et qui, comme une bague aux mauresques tournois. Emportait au galop les couronnes des rois; Quand le sombre Alaric sentit sa destinée Faiblir, et que la mort, contre lui mutinée.
Assise à son chevet, faisait signe au corbeau. L'effrayant moribond commanda son tombeau.