‹ Le Crédit Agricole Dans L'HéraultChapitre 12 sur 29 · au 31 décembre · texte numérisé non relu

au 31 décembre

178.471 24 id. 1598 224.458 60 id. 1899 127.439 »» id. 1900 901,001: 59 id. 1901 332.119 70 QE 190?

Le mouvement des opérations portant une sortie d’effets de 70.579 fr. 70 pour le semestre 1895,pendant lequel la caisse a fonctionné, on peut conclare que la circulation était d'environ 35.000 francs au 31 décembre de cette année. Une conclusion analogue nous amènera à un chiffre d'à peu près 100.000 fr. au 31 décembre 1896 ; on constate une progression constante jusqu’en 1900 ; on voit que cette circulation a diminué au 31 décembre de l’année suivante, alors que la somme totale escomptée en 1901 est supérieure à la somme escomptée en 1900 (voir tableau page 56). Ces années correspondent à une crise très intense, et $i la circulation a été ramenée à 500.000 fr. en décembre 1901, c'est parce que les administrateurs ont suivi de très près les opérations des emprunteurs; ils se sont efforcés de faire retirer les effets de la circulation dès que les viticulteurs débiteurs avaient vendu leur récolte; c'était une mesure très prudente et l’on ne saurait trop louer la sagesse de la caisse en cette circonstance. De plus les prêts consentis Pétaient seulement après examen très approfondi de la demande, et plus facilement rejetés s'ils ne paraissaient pas suffisamment garantis ; on s’est efforcé également de liquider des situations déjà anciennes, car malgré la rigidité des statuts ou règlements, on trouvait des effets renouvelés plus de trois

fois. Il convenait de se montrer très circonspect à un moment où les demandes nombreuses de crédit répondaient, non point à des besoins normaux de l’agriculture, mais étaient au contraire le résultat d’une crise violente; c'est pourquoi on examinait avec le plus grand soin, surtout les demandes importantes. L'on voit alors dans l’année 1902 la moyenne des effets tomber de 2.392 fr. à 1986 fr., la somme totale escomptée tomber également de 2.718,506 fr. 20 à 1.96#.492 fr. (). De plus la feuille de renseignements (?) porte comme pièces à fournir : un extrait de la matrice cadastrale ou les titres de propriété, et un certificat du bureau des hypothèques, tant pour le demandeur que pour le donneur de garantie ; sur les conseils de l’escompteur de la caisse (la Société Générale) on exigera en outre le contrat de mariage et de l’emprunteur et de la caution; on pourra ainsi se rendre compte des reprises à exercer par la femme, et vérifier si des immeubles portés comme appartenant au mari ne sont point en réalité la propriété de la femme. On doit ajouter que l’activité des transactions à la fin de l’année, dûe à une production insuffisante, a facilité beaucoup de remboursements, ce qui explique la diminution de la circulation au 31 décembre.

Comme l'indique l’administrateur délégué, dans son rapport (”, il est douteux que le chiffre des escomptes de la caisse atteigne, à l'avenir, ce qu'il a été dans les trois ou quatre dernières années: d’abord, à moins d'événements dont le retour parait être conjuré, on n'a point à redouter une crise pareille à celle qui vient

(1) Voir plus haut page 58.

@) Que doit fournir l’emprunteur en présentant sa demande.

(%) Bulletin de la Société d'Encouragement à l'Agriculture d l'Hérault. — Année 1903, février, n° 2, page 109. 1 ê

de prendre fin; de plus la création de caisses locales dans tout le département tend à circonscrire de plus en plus le champ d'opérations de la caisse de Montpellier.

Les précautions prises par les administrateurs, les garanties exigées des emprunteurs ont assuré un fonctionnement absolument régulier, du moins jusqu’à cette dernière année où l’on à eu à signaler quelques affaires litigieuses. L'examen des différents bilans nous apprend que les bénéfices ont été de plus en plus considérables. On a pu constituër ainsi une sérieuse réserve. Les profits ont été, en 1895, de492 fr. 10 pour un seul semestre; ils ont été de 948 fr. 32 pour l’année 1896, alors que la circulation était encore bien faible; du reste, à ces bénéfices venaient s’ajouter pour constituer cette réserve d’autres sommes de source un peu différente. Au début il existait dans la caisse un service spécial, détaché depuis, qui s’occupait de l'achat des engrais ou autres matières destinées à l'exploitation ; de ce chef la société eut un bénéfice de 1.293 fr. en l’année 1896. Cette réserve, composée de ces deux éléments, à laquelle nous ajouterons un prix de 800 fr. obtenu par la Caisse au concours des sociétés agricoles en 1899, était de 9.520 fr.au 31 décembre 1899, de 14.381 fr. en 1900, enfin de 19.000 fr. au 31 décembre 1901. Les bénéfices de l'exercice étaient, pour n'envisager seulement que les dernières années, de :

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