‹ Le crédit comme stimulant et régulateur de l'industrie: La conception Saint-Simonienne, ses réalisations; son application au problème bancaire d'après-guerreChapitre 40 sur 97 · partie : du plan saint-simonien consiste dans le · texte numérisé non relu

partie : du plan saint-simonien consiste dans le

second organe d’administration : c’est « un corps

d’administrateurs adjoints chargés de recueillir les

renseignements sur les projets présentés à la société, d’en vérifier les données et de faire tous les travaux préparatoires propres à faire connaitre les avantages et les inconvénients de chaque entreprise, afin que le conseil de direction prononce en pleine connaissance de cause. ».

Ces projets devront être examinés sous trois rap--

ports : d’abord, en ce qui «touche à l'application des procédés scientifiques » ; puis par rapport à l’intérêt général de la production nationale et mème

mondiale ; enfin sous le rapport de « l'application

des moyens pratiques de l'industrie ». Un individu

pouvant malaisément réunir les trois ordres de capa-

cité requis par ce triple examen, il sera nécessaire de constituer trois comités spécialisés.

Le premier comité se composera de « savants

spéciaux en mathématiques, physique, chimie, mécapique et physiologie »; on ne doit pas s'étonner de

la présence des « physiologistes ».: ils devront envi-

sager les plans présentés au point de vue de l'hygiène

des manufactures, dont LÉRRERNES ira toujours

croissante.

L'étude des projets sous le tab nurt économique êt

finaneier nécessite. ensuite. la formation d’un comité.

ss

de finances et d'économie politique, composé d'économistes et de banquiers proprement dits, qui rechercheront comment les entreprises proposées pourraient être le mieux adaptées à l’ensemble des circonstances industrielles au milieu desquelles elles seraient organisées : « circulation des produits, lois de douanes, direction et emploi des capitaux, développement du crédit général et du crédit. public, mesures financières, commerciales, agricoles et: manufacturières du gouvernement, »

Le troisième comité enfin, formé de techniciens. de l’industrie, ingénieurs ou manufacturiers, sera chargé de faire « l'analyse industrielle et pratique de: l'application des projets », d’aller directement au but, de résumer et de conclure à l’aide des rensei-. gnements que lui auront fournis les vérifications précédentes et préliminaires,

C'est après avoir traversé celte triple écluse que. le projet serait rapporté au conseil général d’administration pour y subir un dernier et décisif examen.

Tels sont les divers rouages et mécanismes tech-. niques dont la banque devrait être douée pour remplir la fonction précédemment décrite, c’est-à-dire pour faire jaillir dans la société harmonieusement organisée des sources de richesse plus nombreuses : et plus vives el pour en tourner le développement accru au profit des travailleurs les plus méritants, : bref pour devenir à la fois l’agent de la prospérité industrielle et l'organe de la justice sociale.

On en a ainsi terminé avec l'exposé de la théorie

saint-simonienne du crédit industriel ; elle apparaît comme la première, la plus éloquente et la plus pénétrante des conceptions systématiques qui ont été émises en cette matière ; elle renferme-de plus des possibilités pratiques de portée très large et, dans. les développements qui suivront, on recherchera. quelles réalisations en ont été opérées, quelles pour-: raient être aujourd’hui même les. sphHPAIORS dont elle serait encore susceptible.

C’est assurément, avec les aperçus sur [a nécessité des grands travaux publics, la partie la plus claire, la plus nette et la mieux raisonnée de l’exégèse de la doctrine. Peu importe au regard del ‘histoire que l'Ecole ait sombré en une chapelle ridicule et que les excentricités d’Enfantin l'ait RS d'une :

religiosité uageusé. Tue Fe

Le substratum économique reste, éclipsé, mais non compromis ; on ne peutnierqu'il soit de matière solide et de fécondité persistante.

C’est là pour une école sociale un mérite assez rare et une gloire suffisante.

SECON DE PARTIE

Page 1