‹ Le crédit comme stimulant et régulateur de l'industrie: La conception Saint-Simonienne, ses réalisations; son application au problème bancaire d'après-guerreChapitre 61 sur 97 · Ce dernier était pourtant ancien saint-simonien · texte numérisé non relu

Ce dernier était pourtant ancien saint-simonien

2. Article de Devina, Journal des chemins de fer, 13 décembre 1856.

3. Elle était au capital de 60 millions divisé en 120.000 actions de 500 francs sur lesquelles 80.000 étaient aussitôt émises. Elle avait pour président le futur duc d’Audiffred-Pasquier, mais était organisée par la maison Daunon-Obry-Gautier, banquiers de M. de Morny.

4. Cf. Buletin financier, Joürnat des Economistes, 2° série, t. XX, p. 129 : « L'objet de cette nouvelle banque la: rapproche du Crédit Hope sans Jui AoBnaR: un ChraeIerS RER distinct. D «ÉCE SA CEA a QUE GRO TAE LrEnUE DAAERT 333 FAR

‘C’est ainsi enfin que par décret du 4 mai 1864 fut ‘instituée la Société générale pour favoriser le développement du commerce et de l’industrie en

France (1).

Si les intérêts lésés par la tendance à la suprématie

‘du Crédit mobilier s’étäient bornés à s’unir pour en contrebalancer lhégémonie naissante, il n'y eût eu là

rien que de très légitime, et, s’il fallait expliquer sa

‘ chute par la simple rivalité de ces établissements similaires, ce serait présenter une défense qui pour- ‘rait se tourner en réquisitoire : avouer qu’une insti- ‘tution a disparu seulement pour avoir été placée ‘sous le régime normal de la concurrence serait faire un singulier éloge de sa valeur intrinsèque.

Mais la concurrence des banquiers est devenue

déloyale du jour où leur influence circonvintle Prince ‘au point de lui faire oublier ses engagements les plus

“striclts (2). Deux hommes surtout se firent les agents dr opposition : ce sont les ministres des finances

-Magne et Fould ; le premier, administrateur distingué “et honnête parlementaire de la majorité Guizot, igno-

rail de tout point la vie économique réelle et entra-

“vait avec timidité, mais de bonne foi, les initiatives

1. Elle fut fondée au capital de 120 millions. Son conseil d’ad- - .ministration comprenait notamment : Bartholony, Bischoffsheïm, Blount, Cahen d'Anvers, Hentsch, Eugène Schneider, Paulin ‘Talabot. — V. Journ. des Econ., 3% série, t. XXX VIII, P: 299 : «, On parle beaucoup en ce moment o CréatIons de House

“sociétés de crédit mobilier ».

2. Certaines pièces détenues par M. Güstave ‘Pereire ietnbieut ‘démontrer que. J'influënce. s ‘exerça par l'intermédiaire de ratrice, dont on exploïta les sentiments religieux.” 7

Page 1