‹ Le crédit comme stimulant et régulateur de l'industrie: La conception Saint-Simonienne, ses réalisations; son application au problème bancaire d'après-guerreChapitre 72 sur 97 · Plenge, loc. cit., p · texte numérisé non relu

Plenge, loc. cit., p

2. Le Saint-Simonisme théorique s'était assezlargement répandu en Allemagne. Voir la liste des études parues sur la doctrine dans . Veiït, Saint-Simof, und der Saint-Simonismus eipzig,. us

en faveur de l'établissement d’une organisation con nexe de chemins de fer et d'institutions de crédit analogue à celle des Pereire. Les banques dont il avait prôné la constitution dévaient être animées pa” l'idéal saint-simonien. IL avait d’abord voulu trans” former l'A. Schaaffhausensche Bankverein et en faire le levier de la production nationale. Il avait encore exposé son programme bancaire dans le rapport qu il avait présenté sur la constitution d’un ministère prussien du Commerce : il y avait exprimé le vœu que les banques remplissent une fonction à la fois « régulatrice et excilatrice » ; ce sont les mots qui synthètisent le mieux le rôle double du crédit d’après le Saint-Simonisme (1). Dès lors il n’est pas étonnant qu'ilsoit apparu à Oppenheim comme the right man — pour appeler à la vie le premier Crédit mobilier en ‘Allemagne, ni qu’il ait voulu collaborer à une fondation qui transposait dans la pratique ses vues économiques. | Oppenheim et Mevissen, donc, entreprirent de créer un Crédit mobilier dans les principaux Etats de la Confédération germanique ; mais ils se heurtèrent aux prescriptions légales régissant l'émission de billets, et ils lièrent leur projet au plan analogue présenté au gouvernement hessois par le banquier de Carlsruhe, Moritz von Haber. Le 6 janvier 1853, 1. Voici le texte même : « Die Banken sollten die pe ner Sammelstelle der Kapitalbewegung sein und auf die Industrie und das Verkehrswesen anregend und-befruchtend ein wirken. »-

(Kaips, Entwicklung und T ARBRE der Bank Jür Handel und Industrie, p.23). ASC AE

Oppenheim, d'une part, Gustav Mevissen, Wilhelm Ludwig Deichmann et Victor Wendelstadt,tous trois directeurs du Schaaffhausensche Bankverein, d'autre part, passèrent un traité avec von Haber, aux termes duquel ce dernier s’engageait à « solliciter du gouvernement hessois, sur la base des pourparlers déjà engagés et des assurances obtenues, l’autorisation de fonder une banque d’émission(Zettelbank)par actions, la Bank für Handel und Industrie. » (1) Haber partit aussitôt pour Darmstadt, résidence de Hesse, et réussil, grâce à ses excellentes relations personnelles avec le ministère et la cour, à hâter la réalisation de la conception.Dès le 20 janvier il présenta la demande de concession et le 25 il y annexa les statuts rédigés par Mevissen, Le 2 avril, le grand-duc Louis III de * Hesse-Darmstadt accorda l’autorisation.

Lette banque devait tout d’abord avoir son siège social à Francfort-sur-le-Mein, mais par suite de l’op- . position du Sénat de cette ville on l'établit à Darmstade, On la désignait couramment sous le nom de Banque de Darmstadt bien que son esp d'activité füt en réalité Francfort,

Dès le mois d'avril fut effectuée l'émission de 40.000 actions qui bénéficièrent immédiatement d’une prime de 200 francs et dont 10.000 furent réservées au pair aux actionnaires du Crédit mobilier (2). On nomma codirecteur de la banque L. Hess, agent élevé

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