‹ Le Crédit des CommunesChapitre 6 sur 30 · Luchaire, op. cil., p · texte numérisé non relu

Luchaire, op. cil., p

régime des ordonnances générales et cessent les derniers restes d'autonomie financière. D’Etat isolé, la commune est progressivement devenue un membre soumis de l'Etat commun. Les chartes vont disparaître, la royauté ne traitera plus, elle commandera ; on la verra s’attaquer de haute lutte aux privilèges antérieurement coneédés. Mais ce qu’elle attaque ce n’est pas tant le privilège que le préjudice fiscal qu’en éprouve ici et là la royauté (1). L'intervention du pouvoir central n’est pas seulement plus active, elle est plus générale : au lieu de traiter avec telle ou telle ville, le roi procède désormais par grandes ordonnances, applicables à toutes les communautés, et c’est principalement par là que la période qui commence avec le xvi* siècle se distingue de la précédente, la tutelle royale est partout et elle est partout la même. On peut mentionner toute une série d’ordonnances généralisant et uniformisant la mainmise du roi sur l’adminislration financière des communes : ordonnances de Blois (1579, 1629, 1683) qui rendent partout l'autorisation royale nécessaire pour l'établissement d’un octroi et le refusent aux Etats provinciaux qui le lui disputaient, ordonnance de 1536 instituant les baillis juges des comptes des communes ; ordonnance de 1555, créant dans les généralités un office spécial de surintendant de cette

x.-Béquet,0p: cit, n°28,

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