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l’organisation de tontes ces sociétés étrangères qui ont leur siège à Paris, nous avons toute facilité non-seulement pour toucher les intérêts du capital placé au dehors, mais pour le réaliser même assez vite, si nous en avons besoin. Aussi n’avons-nous plus de répugnance pour les entreprises étrangères ; nous y plaçons volontiers notre argent , si on nous offre un intérêt assez élevé. A intérêt égal, et même à un intérêt légèrement inférieur, nous préférerons toujours les valeurs françaises; mais si l’écart est sensible, si nous trouvons io à la pour 100 au dehors, lorsque dans des placements analogues nous ne pourrions guère obtenir que 5 ou 6 pour 100 en France, nous n’hésitons pas, et beaucoup de capitaux s’en vont chercher au dehors, avec plus de risque, plus de revenu.
Cette remarque a été faite dernièrement dans un excellent travail publié par une revue anglaise, the Edinburgh review ; et on en concluait avec beaucoup de justesse que, tant qu’il y aurait des États obérés empruntant à g ou 10 pour ioo, et que la somme de ces emprunts serait assez considérable pour agir sur le taux de l’intérêt, il ne fallait pas s’attendre à voir cet intérêt baisser sensiblement., même dans les pays