‹ Le Crédit MaritimeChapitre 2 sur 19 · SR RE · texte numérisé non relu

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magne, en Italie. Le Crédit Maritime se généralisant, le Gouvernement français s’est trouvé à peu près dans l'obligation de l’instituer également en France, afin de ne pas laisser notre Marine Marchande dans une situation trop inférieure à celle de ses concurrents.

Le Gouvernement français a d’ailleurs toujours favorisé la constitution de sociétés ayant pour but de favoriser le développement de la richesse nationale, en exigeant d’elles toutes les garanties nécessaires à leur bon fonctionnement. C’est ainsi qu'ont été successivement créés la Banque de France, le Crédit Foncier, le Crédit Maritime Mutuel, le Crédit National, la Banque Nationale du Commerce extérieur, le Crédit Agricole, le Crédit hôtelier, le Crédit Fluvial et Maritime. Le Gouvernement, après de longs tâtonnements, — le premier projet, celui de M. de Monzie, date re 1915 — a pu finalement aboutir à faire voter par le Parlement la Loi du 2 août 1928, organisant le Crédit Maritime. Le besoin en était urgent car la loi de 1906 — qui organisait un système de prime à la construction et une compensation d'armement — n'ayant qu’une durée de douze ans étant ainsi venue à expiration en 1918, la Marine Marchande française était depuis dix ans à peu près laissée sans aucune protection, les navires subventionnés, paquebots et navires-citernes ne représentant qu'environ 20 % de notre tonnage.

Au cours de cette étude, nous étudierons successivement :

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CHAPITRE PREMIER. — Les difficultés d'exploitation de notre industrie maritime.

CHAPITRE II. — L'évolution de l’idée de Crédit Maritime en France avant et pendant la guerre.

CHAPITRE III. — L'évolution de l’idée de Crédit Maritime en France après la guerre.

CHAPITRE IV. — La loi Tardieu du 2 août 1928. Elaboration. Exposé. Critique.

CHAPITRE V. — Le Crédit Maritime à l'étranger, en particulier, en Angleterre, aux Etats-Unis et au Japon, en Allemagne et en Italie.

Nous terminerons en donnant nos conclusions.

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