Deuxième partie. — La Fuite eu Egypte
t Les bergers se rassemblent devant l'étable de Bethléem. » Ils viennent, les uns après les autres, presque semblables, amenés par le même sentiment : une même mélodie, à l'orchestre, va donc se redire avec des reprises i^des entrées), tels ces bergers qui s'approchent par groupes. Et voilà Berlioz, l'ennemi des fugues, contraint par son sujet à écrir-e un fuijato d'orchestre. Le motif est mélancolique, craintif, archaïque très gentiment (note sensible baissée d'un demi-ton). Les hautbois, les cors anglais peu à peu l'enveloppent d'une couleur agreste (1).
Gracieux, touchants épisodes. Tantôt une mélopée nostalgique est murmurée par les flûtes^, mêlées dans
une suite de tierces candides; tantôt une mélodie
(1) A propos des ré, obstinément syncopôs aux altos, et qui « coupent » les ré des violoncelles, relire, dans le Traité d'instrumentation, le commentaire de Berlioz sur l'air de Gluck : le calme rentre dans mon cœur ^chapitre de l'alto).