IV. — Dignare (prière
Après l'épisode dramatique, une prière.
L'orgue, très doucement, propose une sorte de cantilène mélancolique, éplorée, que les voix, soutenues par les cordes, redisent tour à tour avec une ardeur souffrante. Dans le grave, de longues tenues estompent le son. Parfois elles tremblent, frissons de terreur.
Aux boiSy de faibles notes, syncopées, gémissent, nostalgiques... Leur lueur indécise brille et disparaît^ 'lueur d'une larme qui tombe.
Dignare, Domine , die isio, Sine peccato nos custodire.
Cum sanctis tais fac nos numerari In œterna gloria. Miserere nosiri.
Flottement des voix, ondulations ininterrompues ou sans cesse renouvelées; longues lignes mélodiques qui semblent sourire avec tristesse.
Pourtant, de son éloignement où il approche du ciel, l'orgue répond avec une suavité si caressante qu'elle promet, peut-être, un infini de béatitude : in œtenia gloria...