ACTE PREMIER
un dieu qui pince le civil comme la gendarmerie départementale.
ROUSSEL
Mais je ne dis pas non ! Je ne me cacliepas pour être amoureux... J’ai un cœur, tant pis!... faut que j’en subisse les conséquences... Mademoiselle Jeanne... Oli !..
CASTALOU.
Mais elle ne t’aime pasl
ROUSSEL
C’est possible... Mais enfin... quand on aime... de là... (il montre son cœur.) est-ce qu’on désespère jamais «l’être aimé ?... Si je devenais riche! Qui sait? Les femmes... même les bonnes ! ça aime les colifichets, les chiffons, les rubans de Paris. J’aurai de l’argent, voyez-vous! pour être digne d’elle !...
BAUDRIER
Le fait est que c’est une brave et jolie fille !
ROUSSEL
Dites donc un ange !... (Ou entend le carillon de? cloches.) Tiens ! les cloches!... Pourquoi ça? (se levant.)
TOUS, riant.
Pourquoi ça ? 11 est bon !
• BAUDRIER
Parce que c'est aujourd’hui la fête du pays...
Ah bah! C’est la fête de Reidac?. . C’est vrai! .. Vous voilà tous beaux et reluisants comme des soleils!
BAUDRIER
Les jeunesses vont un peu danser ce soir... Tu en seras ?...
ROUSSEL
Ah! caramba!... faut qUe je reparte à la tombée du jour... Un voyage de six semaines... rien que ça! C’est égal, sonnez, cloches du pays!... C’est un de vos enfants qui vient respirer une heure Pair de la moutagne! (Élevant sou verre.) A la sanié de mon village!...
TOUS, élevant leurs verres.
A la fête de Reidac ! ’