PREMIERE PARTIE
fluence plus favorable que le maximum du bonheur. Cela est en parfaite concordance avec ce que l'on observe dans la statistique criminelle, à savcir que pendant les famines et les grands froids, diminuent en général tous les crimes contre les personnes, spécialement les viols et les assassinats (1).
(1) Voyez LoMBEOso, Orifne politique et criminalité (Alcan, Paris, 1895). — 1d., Pensiero e météore, * Bibliot. intern. >, Milano, 1875.
Digiti
Alcoolisme.
Comme nous l'avons tu dans le chapitre précédent, T influence de Talimentation ne peut se séparer de celle de Talcool; même cette dernière est si puissante dans Tétiologie criminelle, qu'elle l'absorbe presque complètement.
1. — Effet pemicieicx de V alcool. — C'est un fait connu que l'alcool, loin de rendre plus tolèrable les températures rigoureuses, augmente les dangers des grands froids comme ceux des grandes chaleurs, si bien que l'on vit dans les régions polaires, et dans les Indes, des soldats et des matelots aggraver leur état en faisant usage de boissons alcooliques, croyant ainsi acquérir plus de résistance aux ! fatigues; et c'est sans doute pour cette raison que dans la campagne de Eussie les latins, plus sobres, souffrirent moins que les septentrionaux. On constata dans les épidémies cholériques que les ivrognes et même les "simples buveurs étaient frappés en plus grand nombre qife les abstèmes (1); les avortements sont aussi plus fréquents parmi les buveuses : et pour cela les familles des buveurs offrent une fécondité de deux à quatre fois moindre que les couples tempérants et sobres (2). Cette fatale liqueur peut donc stimuler les passions charnelles jusqu'à la violence, jusqu'au crime, mais sans pour cela augmenter la fécondité (2).
L'alcool est une des causes principales des réformes pour faiblesse ou gracilité, dans les troupes de la Suède ; on les vit s'élever jusqu'à 32 7^ en 1867 et descendre à 28 7^ en 1868, après la promulgation des lois sur l'alcool. — Dans les dé-
(1) Chez les abstinents, le Choléra donna una mortalité de 19,9%; chez les buveurs de 91 %,
(2) Les mariages des buveurs donnèrent en moyenne, 1,3 fils; ceux des abstèmes, 4,1 enfants (A. Baer, Der Alkoholismus, Berlin, 1878).