‹ Le crime, causes et remèdesChapitre 127 sur 190 · DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE

l'obtient dans les paranoïes : on doit l'obtenii- encore plus aisément lorsque la maladie est naissante et provoquer par la répétition constante, l'habitude du bien. Mais ces avantages ne peuvent être que partiels et personnels. N'oublions pas, d'autre part, que la base des tendances criminelles est toujours l'épilepsie. Or, selon Hasse et Esquirol, les épilepsies qui se manifestent peu de temps avant la puberté, cessent bien des fois dès son apparition ; lorsqu' elles sont héréditaires, il suffit souvent de changer les cù-constances dans lesquelles vivaient les parents, en changeant p, ex. de climat, et en remplaçant les études par l'exercice au grand air.

Selon Bevan-Lewis et Clouston, très utile est aussi le traitement hydropathique, associé à l'alimentation lactée et végétale (Marro, La piibertà studicda neiriiomo e nclla rfo««a, pag, 438),

On devra aussi appliquer la cure interne prescrite dans ces cas : bromures^ et cocculus surtout s'il y a vertiges; et la cure homéopathique, qui paraît avoir obtenu quelques succès dans certains cas : par exemple le cuprum metallicum^ dans les accès nocturnes et périodiques avec prédominance de spasmes toniques, et lorsque l'accès est précédé de aura bien distincte; phimbum^ dans les résidus des phénomènes paralytiques et dans les accès de longue durée, qui sont dans la période de décroissance, couleur terreuse de la peau^ aura bien distincte^ céphalée frontale, coliques ; belladonna dans les cas récents avec ipéréniie cérébrale prononcée ; opium dans les accès nocturnes épileptiques ; secala si les accès se manifestent souvent et se suivent; nujc vomica à 200° pour les couvulsivants; pliosphoms et caniharis dans les tendances obscènes ; l'ana bufo ou phosplioram acidinn et digiialis pour les onanistes ; silicea calcarea^ sulphur pour les scrofuleux.

Dans les tendances au vol on conseïWe pulsatilla et sulphur \ dans les tendances à l'homicide, belladonna, inercurium^ nux vomica, agaricus^ opiurn^ anacardimn ; dans les tendances, sexuelles hyosquiamn.'i ; phospli.; veratr. et cimicifuga.

Moyens préventifs du crime politique.

Beaucoup des mesures économiques que nous avons suggérées (v, s.) contre les influences parlementaires et contre les excès de la richesse et de la pauvreté, seraient aussi très efficaces pour prévenii le crime politique qu'exprime et indique le malaise des masses comme le délit commmi celui des individus.

Yoyons maintenant quels sont les autres moyens propres à prévenir les autres causes de mécontentement public.

Affinité de race. — Si l'on savait, observe Lanessan, s'en tenir à l'expérience historique, qui montre comment, lorsque le peuple dominant est inférieur en puissance et en culture, le peuple dominé finit toujours par s'en affranchir complètement, — la Grèce, la Hollande, les Etats-Unis en sont une preuve, — la bonne politique consisterait dans l' abandon spontané ; mais la vanité, les intérêts immédiats aveuglent et ne laissent prendre que bien rarement cette sage résolution, comme fit l'Angleterre pour les îles Ioniennes. Plus facile €st cette espèce de détachement incomplet dont donnèrent Texemple l'Auti-iche envers la Hongrie, et l'Angleterre pour ses colonies, qui diminue la dépendance, les contacts et les dissensions, en écartant une des plus grandes causes de rébeUions et de crimes politiques, d'autant plus que les peuples ©n s'admiuistrant eux-mêmes, voient les maux les plus saillants €t savent j porter remède.

Cette politique de détachement et d' autonomie convient

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