‹ Le crime, causes et remèdesChapitre 128 sur 190 · DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE

parfois à l'intériem' d'une nation, lorsque il j existe une énorme inégalité de races comme p. ex., entre l'Italie du nord et celle du sud. Dans ces conditions, une loi civile, pénale, et politique, uniforme comme un même vêtement imposé à des corps différents, provoque un continuel malaise qui se manifeste par la révolte.

Dans les races dégénérées ayant de trop grandes dissemblances, comme dans les castes indiennes, dans les fanatiques populations musulmanes, la seule politique conciKatrice consiste à décliner toute tentative de progrès religieux et civil et à observer scrupuleusement le statu quo^ et cela, jusque •dans les moindres détails, depuis le respect pour la cendre ■de papier écrit, dans le Tonkin (Lanessan), jusqu'à celui de la graisse de porc et du bûcher des veuves dans l'Inde ; politique dont furent les maîtres les Komains et les Anglais.

Décentralisation — L'avenir de la société politique, dit Spencer, est dans la décentralisation. En France, la loi pourvoie aux erreurs des testaments, au maintien des lettres, à relèvement des enfants à peu près comme elle prétend poiuToir à la forme littéraire (1). Or, un peuple qu'on traite comme un «nfant, perd toute spontanéité et devient incapable de lutter ■contre les difficultés ; il s'ensuit que lorsque les Anglais ont recours aux associations mutuelles, les Français ne réclament que du gouvernement, ils ne peuvent pas non plus avoir de gouvernement libre, car, dès qu'ils sont libres, ils perdent toute stabilité en se livrant à l'anarchie. Quant au gouvernement Césarien, qui serait pour eux justement le plus adapté, il n'est naturellement jamais libre.

En concentrant, d'autre part, de grands pouvoirs dans les mains d'un petit nombre, on donne accès à une plus grande corruption ; et à plus forte raison lorsque l'immunité parlementaire en recouvre les auteurs.

(1) On sait que la Justice Française poursuivit Goncourt, Flaubert, etc., pour immoralité littéraire.

Laissez, au contraire, que le villes administrent librement leurs affaires^ suivant leur importance, qu'elles nomment ellesmêmes leurs propres chefs et assument la justice de première instance, l'enseignement secondaire, la police, les prisons, les grandes voies de communications, et vous éliminerez par ce moyen une grande cause d'injustices, d'abus et par suite de délits politiques provoqués par la réaction contre ces abus.

Lutte pour la siiprématie politiqiœ. — Pour qu'une classe, disposant exclusivement du pouvoir public, n'excède pas au préjudice des autres classes, il convient que le peuple soit représenté dans la multiplicité de ses éléments constitutifs et historiques. C'est grâce à cela que le Tribunat de Eome prolongea pendant tant de siècles la vie de la Eépublique et prévint les réactions populaires.

Parlementarisme. — Le parlementarisme qui a été appelé avec raison la plus grande des superstitions modernes, est en Italie et en France, un obstacle toujours croissant à une bonne méthode de gouvernement, parce que, n'émanant pas directement du peuple, il se trouve faussé par les passions des électeurs et des élus, et fait perdre de vue aux députés les hautes visées de l'État, en les poussant à couvrir de l'irresponsabilité, même devant le délit, quelques élus qui deviennent pour cela des criminels par occasion, s' ils ne le sont pas déjà par la naissance.

Et puis, qu'est-ce le parlementarisme, aujourd'hui, si non le triomphe de la caste des avocats et de la bureaucratie, tandis que la majorité, c'est-à-dire les paysans et les prolétaires n'y sont pas représentés^ ou à peu près ?

Or, comme je l'ai démontré et prouvé dans mon Crime politique et les révolutions, la prédominance exagérée d'une caste sur l'autre, est une des premières causes des pertiu'bations de l'État.

En ligne politique, une diminution de l'immunité parlementaire et de la puissance exagérée dont jouissent les députés^

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serait une bien meilleure garantie contre les vols de l'argent public et conti'e les coups anarchistes que les murailles et les gendarmes, dont ils commencent à s'entourer.

De nos jours, le roi vient assurément en seconde ligne; mais les 700 pseudo-rois qui nous gouvernent sont d'autant plus violents et dangereux, qu'ils sont plus cachés et font entrer l'injustice par tous les pores de la nation, jusque dans les vallées les plus reculées, qui ont le malheur de posséder un représentant.

Nous avons lutté pendant des siècles poiu abohr les privilèges des prêtres, des guerriers et des rois, et maintenant nous maintiendrions, sous l'étrange prétexte d'une prétendue liberté, des privilèges extraordinaires, jusqu'à ceux de commettre des crimes de droit commun à plus de 700 rois ?

Suffrage universel. — Le suffrage miiversel paraît être destiné, suivant le courant des temps, à accomphr ce nivellement de la représentance des classes, qui nous échappe sans cesse : mais, abandonné à l'abus de mains incultes et corrompues, il pourrait très bien se retourner contre la liberté elle-même.

L'aristocratie de la science qu'Aristote croyait impossible, mais qui cependant existe depuis des siècles en Chine, pom-rait seule tenir tête à l'omnipotence de la richesse (bourgeoisie) et du nombre (prolétariat). Mais si on admet le suffrage universel, comme un torrent qu'on ne peut plus détourner, il convient de le co^iger avec le vote rationnel des hommes d' une valeur supérieure et plus clairvoyants que les autres.

Magistrature. — La magistrature, de son côté, devrait être affranchie de cet asservissement au pouvoir législatif, qui chez nous paralyse ses forces, ce qui a fait dire qu'elle ne fait autre chose que rendre des services aux puissants; il en est tout autrement en Amérique, oii l'élection populaire des juges a donné au pouvoir judiciak-e une puissance et une indépendance si grandes de lui permettre de considérer comme non avenues les lois non conformes à la constitution, toutes les fois que réclame un citoyen lésé dans ses propres droits.

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Noailles (1) démontre comment ce système jadiciaire, qui descend directement de la Common Laiv anglaise, protège autant les droits de l'Etat et des personnes contre la toute-puissance du Congrès que les privilèges du Gouvernement national et les droits individuels contre la puissance des États particuliers.

Lorsque il y a antagonisme entre une clause constitutionnelle et un décret parlementaire, le pouvoir judiciaire, en intervenant, veille à ce que la liberté constitutionnelle ne soit pas menacée par la faiblesse ou la tyrannie des. assemblées.

Avvocatura dei 'poveri (avocat des pauvres). — Ti'ibunat. — On voit ici, comment la magistrature peut prévenir les délits politiques, qui sont les représailles des grandes injustices (2). La paix intérieure de Rome fut maintenue pendant de longs siècles par l'influence du Tribunat, de même que celle de Yenise par l'impartialité relative de la justice; il est certain,, d'autre part, que si des gouvernements tyranniques, comme celui de l'Autriche et de l'ancien Piémont survécurent si longtemps sans être troublés, ils le durent à la justice pour tous, qui, sauf pour ce qui regardait le roi, y dominait, grâce à Vavvocatiwa dei poveri et au Sénat, qui avait le droit de casser les lois et les décrets ministériels non conformes aux lois.

Il faudrait donc, pour prévenir les effets de leur toute-puissance, instituer, ou mieux rétablir cette magistrature intermédiaire, qui assumerait la protection des pauvres et des faibles.

J'ai observé que la voix d'un seul tribun honnête (Jaurès, p. ex.) fut souvent plus puissante que la Chambre entière contre les erreurs du Gouvernement. C'est ainsi que dans les récents délits bancaires, sans les députés boulangistes à Paris, et en Italie sans Colaianni, tous les partis se seraient mis d'accord pour étouffer les méfaits des députés corrompus.

(1) Duc DE Noailles, Le pouvoir judiciaire aux Etats-Unis {Revue des Deux Mondes, ler août, 1888).

(2) LoMBRoso et Laschi, Le Ch-ime politique et les révolutions, 1891.

Midabilité des lois. — S'il est possible qu'une forme politique persiste, ce ne peut être que grâce à la souplesse de sa constitution et de ses lois, qui doivent être adaptées aux temps nouveaux : la Suisse en est une preuve frappante, elle qui dans la période de 1870 à 1879 compta 115 révisions de constitution cantonale et 3 de constitution fédérale, et sut maintenir sa propre unité malgré la grande diversité des races et des mœurs.

Misonêïsme. — Mais, aucun changement ne peut être introduit brusquement.

Pour que les institutions d'un peuple soient stables, dit Constant, elles doivent êti*e au niveau de ses idées.

L'abolition violente de l'esclavage en Russie, et en France et en Allemagne la suppression des anciens Etats, étaient devenues une nécessité de justice historique ; on peut en dh"e autant de la sécularisation des biens de l'Eghse, alors que l'accumulation des biens de mainmorte et les prétentions du clergé cà l'exemption des impositions foncières, avaient rendu impossible tout progrès économique et politique. Et cependant, ces réformes ne s'effectuèrent pas sans troubles immédiats, parce qu'on avait méconnu la loi du misonêïsme, qui n'admet pas l'introduction trop rapide des innovations,, pas même pour le bien.

Droit ad référendum. — Le référendum.^ ou appel au peuple, peut montrer s' il existe, et à quel degré, une communauté d'idées entre la nation et ses représentants: sans compter qu' on peut le considérer, comme le plus puissant instrument d'éducation pour un peuple libre, parce qu' il le force à étudier les lois auxquelles il doit se soumettre, et lui donne la conscience de la part qu'il a dans la vie politique du pays, en lui en faisant sentir toute la responsabilité (1).

(1) Voyez Brunialti A., La legge e la libertà nello Stato moderno,, parte 1«. Torino, 1888.

Instruction archaïque. — Pour nous défendre des révolutionnaires d'occasion, qui, quelque déclassés et détraqués qu' ils soient, ont toujours en vue les réformes réactionnaires ataviques, nous devons nous dépouiller de ce triste héritage ■des ancêtres, qu'est la rétliorique arcadique.

Celui qui a étudié les événements de 1848 et 89 et le caractère de beaucoup de mattoïdes, aura vu qu'une des grandes causes des révoltes est l'éducation archaïque, qui est en complet contraste avec nos besoins positifs ; nous nourrissons les jeunes gens de l'effluve des fleurs au lieu de la nourriture des forts, et nous voulons qu'ils soient robustes. Nous deviendrons ainsi des esthètes, nous ne le nions pas, bien que beaucoup en doutent, mais nous serons incapables de lutter pour la vie moderne.

Malaise économique. — Le seul remède moderne contre nos ■criminels politiques par occasion, par passion, par imitation ou par niisère, contre les anarchistes, consiste à remédier au malaise économique des pays, qui est la vraie base d'action de l'anarchie.

Nous avons aujourd'hui le fanatisme économique, comme nous avions autrefois le fanatisme politique.

Il est donc urgent que nous ouvrions une issue à ce fanatisme avec les remèdes économiques (v. s.) comme nous en avons ouvert une au fanatisme politique avec la Constitution et le parlementarisme, au fanatisme religieux avec la liberté des cultes, etc.

Or, nous ne faisons rien de tout cela ; nous laissons que les taxes, les recrutements, les peines frappent le pauvre, auquel nous ne donnons rien en compensation, sauf des bulles de savon sous les noms de gloire nationale, liberté, égalité, qui, par leur contraste avec la réalité, rendent ses souffrances encore plus ■dures.

Institutions pénales — Prisons, etc.

Les moyens préventifs du crime, malheureusement, du moins dans nos race, sont un rêve d'idéaliste; ce monde avocatesque qui nous régit et pour lequel la défense et la punition du criminel sont une source d'honneurs et d'honoraires, a bien autre chose à faire que de prévenir le crime et substituer Jes peines presque toujours inutiles et si souvent nuisibles. C'est justement pour cela que nous devons nous arrêter avec soin à ces •dernières — et surtout sur la prison qui, devant la vulgarité de nos légistes est la seule défense sociale contre le crime.

Prisons cellulaires. — Une fois qu'on a décidé d'infhger la prison, la cellule semble tout indiquée; car, si elle n'amende pas le coupable, elle empêche qu'il ne s'enfonce davantage dans le crime et éhmine, au moins en partie, la possibihté des associations malfaisantes, en entravant la formation de cette espèce d'opinion pubhque propre aux centres pénitentiaires qui oblige le criminel à ajouter à ses propres vices, les vices de ses camarades: la cellule semble aussi atteindre le plus haut degré de perfectionnement pour les recherches judiciaires, en isolant du monde externe un individu dont on veut découvrir les preuves de culpabilité; de même qu'elle est indispensable pour punir les déhnquants encore corrigibles qui ont failli pour la première fois et auxquels la honte et les dommages de la connaissance mutuelle ôteraient ensuite

LoMBRoso — m. 2G

toute pudeur; elle offre donc de réels avantages sans donner lieu à de graves dommages au point de vue de la santé des détenus, leur offrant tout au plus une plus grande facilité à accomplir inobservés le suicide (1).

Mais, les avantages de la prison cellulaire se trouvent d'autre part neutralisés par les grandes dépenses qui rendent illusoire son application sur une grande échelle; et surtout parce qu'elle favorise l'inertie du détenu et le transforme en un automate, incapable de lutter pour la vie.

« Dans r organisation actuelle des prisons, écrivait Gauthier, tout est combiné pour écraser l'individu, anéantir sa pensée et détruire sa volonté. L'uniformité du système qui prétend façonner tous les « sujets » sur le même modèle, la rigueur calculée et la régularité d'une vie monastique, où rien n'est laissé à l'imprévu, l'interdition de n'avoir avec les étrau-

Pays

Prisons

Suicides

Morts aliénés

et suicides

sur 1000

Franco

collectives

0,1 àO,10»/o

» Mazas ....

cellulaires

» Roquette réforme.

cellulaires

Belgique (Lovanie) .

cellulaires

Hollande

cellulaires

non cellulaires

Norvège

non cellulaires

Lecour, Du suicide et de V aliénation dans les prisons. Paris, 187G ; suivant cet auteur, en Amérique on a : 1 mort sur 49 j^risonniers dans les prisons communes ; dans celles, au contraire, à système Auburn, 1 sur 54. En France 1 sur 14 dans les cellulaires. Suivant Alauzet, dans 8 maisons à système Auburn, en Amérique, on aurait eu une moyenne do 1 mort sur 50 avec un minimum de 1 sur 81. A Philadelphie la prison cellulaire donna 1 mort sur 83 ; en Fracco 1 sur 39 {Essai sur les peines, 18fci3).

gers d'autre relation que la banale lettre mensuelle ; tout, eulin, jusqu'à ces tristes et bestiales promenades en file indienne, est destiné à mécaniser le prisonnier qu'on réduit à l'état d'automate inconscient (1).

« JSTous voulons en faire des citoyens utiles et nous les forçons à l'oisiveté ; nous les habituons à trouver la nourriture et le logement assurés, sans pensée pour le lendemain, sans autre préoccupation que celle d'obéir à la consigne imposée ; nous les forçons à être comme le chien à qui il suffit de soulever la jambe pour qu'il tourne le tambour de la broche, comme le mécanisme inconscient d'une machine: n'est-ce pas là l'idéal de la masse des inconscients et des lâches? (2).

« Le ?ii?'vana ! l'automatisme ; mais c'est le paradis des Indiens ! !

« Mais pour combien d'honnêtes gens la lutte pour l'existence n'est-elle pas plus âpre, avec beaucoup moins de sécurité ! Lorsque les premières répulsions ont été sm-montées beaucoup — et c'est sans doute la majorité — arrivent insensiblement à « se faire un avenir en prison » .

Gauthier connut un détenu qui occupait la place de comptable dans la prison de Claii'vaux; c'était un ex-officier de l'ai-mée qui escomptait sa quatrième ou cinquième condamnation pour prévarication : vers la fin de 1883 J étant sur le point d'être

libéré, ce qui le contrariait beaucoup, se recommandait pour qu'on lui conserva la place pour son prochain retour.

« Et remarquons encore, que sauf d'honorables exceptions, trop rares dans le haut personnel pénitentiaire, pour presque tous les directeurs de prison, l'idéal du « bon détenu » c'est le récidive, le vétéran, l'abonné dont l'éducation déjà faite et la docilité acquise sont une garantie de tranquillité.

« Le malheur, c'est que ce « bon détenu » suivant la formule, ne tarde pas sous ce régime, à devenir incapable de résister à ses compagnons, délinquants-nés, ou malfaiteurs de profession, il est si peu réfractaire aux excitations malsaines, à

(1-2) Le monde des prisons, Paris, 1888.

l'appât d'un lucre illicite, à l'attraction des mauvais exemples, à la discipline, qu'il est pire que les « mauvais » .

« La seule émulation qui lui reste est pour le délit et la perversité, fruit de l'éducation mutuelle spéciale à laquelle il est soumis. Ce n'est pas sans raison que dans l'argot la prison est appelée « le collège » .

Ajoutez à cela la monomanie de la délation, l'esprit de querelle et de mensonge et tous les autres vices spéciaux qui s'acquièrent ou se développent on prison.

« En présence de la solitude et du mesquin formalisme de la prison, écrit Prins, le directeur des prisons Belges, nous devons nous demander si l'homme des classes inférieures peut être régénéré uniquement par la solitude et le formalisme.

« L'isolement volontaire, oh! certainement il élève l'àme du poète. Mais la solitude imposée au criminel, de quel effet peutelle être, si ce n'est d'abaisser de plus en plus son niveau moral?

« Enseigne-t-on à marcher à l'enfant en lui opposant des difficultés ou en lui inspirant la crainte d'une chute et le besoin de se fier aux autres'? (Prins).

« Enseigne-t-on la sociabilité à l'homme, en le destinant uniquement à la c.ellule, c'est-à dire au rebours de la vie sociale, en lui enlevant jusqu'à l'apparence d'une gymnastique morale, en réglant du matin au soir les plus petits détails de sa journée tous ses mouvements et jusqu'à sa pensée ?

« S'il s'agissait d'en fah-e de bons élèves, de bous ouvriers et de bons soldats, accepterions nous la méthode de Tisolement cellulaire prolongé ? Ce qui est condamné par l'expérience de la vie ordinaire, ne peut assurément pas devenir utile le jour oii le tribunal a prononcé une condamnation » (Prins).

On trouvera des autres preuves des mauvais effets de la prison en consultant mes Palimpsestes (1) : voir, par exemple, ces hgnes écrites par un prisonnier :

« J'ai 18 ans ; l'infortune me rendit coupable plusieurs fois et je fus toujours renfermé en prison. Mais quelle correction

(1) Les palimpsestes de la prison. — Lyon, Stork, 1896.

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