‹ Le crime dans la familleChapitre 10 sur 40 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

La Famille normale. — Sa désorganisation par le divorce, le veuvage, l'absence ou l'abandon. — Ses conséquences.

Le mariage a été, dans tous les pays et à toutes les époques, soumis à une réglementation sévère, tant au point de vue légal que religieux. Les formalités et les cérémonies consacrant l’union de l’homme et de la femme peuvent varier, changer, mais l’organisation de la famille, qui en dépend, revêt la même force et la même importance. |

Les lois civiles ont avec précision imposé aux époux des devoirs réciproques tout en leur accordant des droits. Notre Code les résume dans le précepte que les époux se doivent mutucllement fidélité, secours, assistance. Puis, faisant une distinction entre les sexes, il ajoute: le mari doit protection à sa femme, la femme, obéissance à son mari. Îl impose en outre à la femme l'obligation d'habiter avec le mari et de

‘ le suivre partout où il juge à propos de résider. Par suite, le mari est obligé de la recevoir et de lui fournir tout ce qui est nécessaire pour le besoin de la vie, selon ses facultés et son état*. Comme on le voit, l'homme et la femme ne sont point placés sur la même ligne. Le chef de la famille a des droits plus étendus en même temps qu’on lui impose des devoirs plus considérables. La femme, en échange de la protection que son mari lui doit, est tenue de lui obéir. Mais, bien entendu, cette passivité ne : lui est imposée qu’autant que le mari ne lui demande rien de contraire à la morale ou à la raison. Les deux époux, cependant, sont tenus à certains devoirs communs : la fidélité, les secours et l’assistance. | On comprend que cette terminologie vague n'ait pu embrasser que les prescriptions pouvant être suivies d’une sanction Judiciaire, et que tous les sentiments d’affection et de dévouement qui sont d’un ordre purement psychologique, ne soient point l’objet d’une recommandation de la loi. Si l’un des époux, par exemple, manque à la fidélité conjugale, il peut être l’objet d'une répression pénale, sans compter que ce manquement peut amener la dissolution du

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