‹ Le crime dans la familleChapitre 9 sur 40 · Géorgiques, Il · texte numérisé non relu

Géorgiques, Il

La nécessité des communications rapides, l'augmentation des frais de vêtement, de logement et surtout la création de besoins nou-' veaux, de dépenses accessoires inhérents au mode de vivre des grandes villes, viennent, en effet, grossir le chapitre des frais permanents, sans que la différence des gains à Paris et à la campagne puisse les compenser.

En outre, le paysan transplanté à Paris constate qu’il n’est pas seul à chercher de l’ouvrage, que le nombre des postulants est grand pour une seule place, et comme il faut manger, “en attendant l'obtention de l'emploi convoité, l’homme des champs épuise les minces ressources qu'il a pu apporter, et se trouve réduit à accepter par nécessité tous les ouvrages, heureux d’en rencontrer. |

Voilà la situation vraie, car la lutte pour la vie est devenue de plus en plus âpre.

Certains cependant avaient dû quitter la campagne parce que la terre ne les nourrissait plus : le phylloxera, par exemple, avait détruit les vignes de la contrée. D’autres avaient subi des catastrophes pécuniaires rendant impossible leur séjour au pays natal, sans compter ceux qui avaient été obligés de fuir pour cacher dans le vaste tourbillon de la capitale des infortunes morales ou sociales de toute nature.

Mais le plus souvent, le rêve d’une vie plus large et plus agréable avait déterminé ces campagnards à venir à Paris, où les attendaient cependant tant de déboires et de si terribles désespérances.

Les cinquante-quatre familles étrangères immigrées dans la capitale avaient des origines diverses, J'ai noté surtout des Alsaciens redevenus Français, des Belges, des Luxembourgeois: des Italiens et quelques Allemands.

Il me paraît inutile d'insister plus longtemps sur l’origine des familles qui font l'objet de mon enquête. Toutes les grandes cités d'Europe se sont accrues pendant ces dernières années, mais les chiffres que je viens de donner expliquent comment, par suite de l'envahissement de plus en plus grand des provinciaux ou des étrangers, certaines villes ont décuplé, et toutes grandissent sans cesse, sans qu'il soit possible d’assigner une limite à cette progression inquiétante. Il faut déplorer en passant cette désertion des campagnes qui fait affluer au cœur et au cerveau du pays gonflés jusqu’à la congestion, le sang généreux de la nation éparse sur tout le territoire.

Des terrains préparés où les natures saines eussent trouvé leur développement intégral, la centralisation « sociale » extirpe des plantes

de. 0 ee Re LE : =. :

robustes qu’on voit s’étioler ensuite et dégénérer dans l’atmosphère malsaine des grandes villes. Est-il un plus terrible malaise social et économique ?

Quelles professions, quels métiers, quelles situations sociales avaient les parents de nos six cents jeunes criminels? Bien peu, quelquesuns à peine, vivaient de leurs revenus; presque tous exercaient un métier ou une profession.

J'en ai relevé la longue nomenclature, mais il serait fastidieux de la reproduire : toutes les industries parisiennes, ainsi que les emplois les plus divers, y étaient représentés. J’ai remarqué cependant que les journaliers, les hommes de peine étaient en plus grand nombre que les ouvriers techniques de tous ordres et que les employés d’administrations publiques ou privées. |

Sans rechercher l'influence qu'ont pu avoir sur la situation de l’ouvrier, à Paris, toutes les transformations de l’outillage employé par l’industrie, en un mot l'introduction du m#machinisme, il est incontestable que l’emploi des machines, pour confectionner des objets fabriqués jusque-là par la main de l’homme, a amené un bouleversement complet dans la situation des classes ouvrières. Ainsi, par suite

de l'usage des mécaniques mues par la vapeur,

le nombre des ouvriers restés nécessaires pour l'exécution de certains travaux s’est trouvé considérablement réduit. De là est résultée une diminution dans les moyens de subsister qui auparavant étaient à la disposition de l’ouvrier; et celui-ci, pour satisfaire à l'exigence impitoyable de ses besoins matériels, est amené forcément à s'employer dans des travaux tout à fait étrangers au métier qu'il connaît.

Peu importe d’ailleurs l'emploi ou le métier des parents; il faut surtout s'attacher à l'importance des salaires, aux ressources et aussi aux charges qui en sont la contre-partie.

Les ouvriers des différents corps de métiers tels que menuisiers, maçons, peintres, plombiers, serruriers, mécaniciens, etc., gagnalent en moyenne de 6 à 10 francs par jour; les journaliers,les hommes depeine,au contraire, n’arrivaient guère qu'à des salaires variant entre 4 et 5 francs par Jour. Les femmes, en travaillant chez elles ou à l’atelier, à part quelques exceptions pour les ouvrières habiles, gagnaient de 2 à 3 francs par jour.

On conçoit que cette moyenne des salaires ne peut être qu’approximative, car bien souvent, à certaines époques de l’année, ou par suite de certaines circonstances, telles que la

maladie et le chômage, ces chiffres peuvent être largement modifiés.

En général, le gain du père et de la mère, ou des enfants en âge de travailler, constituait. les seuls moyens d'existence de ces familles. Quelques parents ayant des ressources suffisantes pour payer la pension de l'enfant délinquant dans des maisons d'éducation ou de préservation, j'ai pu en placer quelques-uns. Une contribution pécuniaire, en effet, est souvent indispensable pour obtenir le placement prolongé surtout des garçons, aucun patronage de préservation assez puissant n’existant pour prendre gratuitement tous ceux qui pourraient être l’objet d’un internement. Les filles, au contraire, comme je l’indiquerai plus loin, grâce à des institutions nombreuses et bien organisées, peuvent être l'objet d’un placement facile et définitif.

S'il est impossible d’établir exactement les ressources des familles modestes, qui étaient la presque-totalité de celles que nous avons observées, il est plus facile d'évaluer les charges qui grèvent leur budget. Cependant ces charges sont différentes selon que le père et la mère travaillent et n’ont qu’un ou deux enfants, ou selon que la mère reste seule pour subvenir aux besoins de toute une famille nombreuse.

ë LE CRIME DANS LA FAMILLE.

Le problème de l'existence quotidienne est quelquefois bien difficile à résoudre dans certains milieux; et la charité publique ou privée a beau faire des prodiges, les misères morales ou physiques seront toujours plus fortes et plus nombreuses que les efforts faits pour les atténuer sinon pour les détruire.

Il faut cependant se faire une idée approximative des charges aflérentes aux familles de ceux qui n’ont de ressources que le produit du travail.

La première dépense, la plus indispensable, est le pain quotidien. C’est en effet, dans notre pays, la nourriture substantielle des masses, les autres aliments ne formant que l’appoint accessoire. La France est le pays du globe qui mange le plus de pain. Voici, en effet, la quantité de pain absorbée par chaque habitant pendant une année dans les divers pays :

France : 212 kilogrammes;

Italie : 140 kilogrammes;

Angleterre : 114 kilogrammes;

États-Unis : 106 kilogrammes;

Autriche : 105 kilogrammes;

Russie, 43 kilogrammes.

Nous devons donc nous préoccuper d’avoir cet aliment essentiel à bon marché, sans cependant porter atteinte aux intérêts agricoles

de nos campagnes. Problème difficile que les économistes et le législateur ont tant de peine à résoudre. |

Les boissons alcooliques entrent malheureusement pour une trop large part dans les dépenses journalières. L'alcool nous envahit de plus en plus et, à part la Suède et la Norvège qui, après une lutte vigoureuse ont entravé sa marche en avant en diminuant la vente des spiritueux, chaque pays déplore chaque jour les ravages occasionnés par les liqueurs fortes. 4

En France, on a consommé. en 1879, 3lit,22 d'alcool par habitant; depuis l’année 1880, la proportion est de 4 litres, mais aussi les cabarets, qui étaient au nombre de 356 000, se sont élevés, depuis la loi néfaste du 7 juillet 1880, à 418 000, indépendamment des 30000 débits parisiens. La consommation de l'alcool a presque doublé depuis 1880. Comment en serait-il autrement :en déduisant les femmes et les enfants; il existe un cabaret par trente-cinq ou quarante personnes |

Je reviendrai sur cette question, mais j'ai pensé qu'il était bon de placer ces renseignements tristement éloquents à l’occasion du budget de ceux qui ont des ressources limitées.

Combien le cabaret prélève-t-il, sur le salaire è

du chef de la famille et, par conséquent, sur les ressources de la famille elle-même !

Après la nourriture vient la vêture.

Malgré le prix presque dérisoire où sont tombés, grâce à la concurrence et à l'outillage mécanique, les vêtements, les chaussures, les coiffures, le linge et tout ce qui constitue l’habillement, 1l faut des prodiges d'économie dans les familles nombreuses pour entretenir les grands et petits de tout ce qui leur est indispensable*, sinon utile, avec les quelques francs du salaire journalier. Je ne parle que de ceux qui travaillent assidûment, sagement, et non pas de ceux qui ouvrent à la débauche et à l'alcool un crédit important dans leur budget. Le désordre, d'où qu'il vienne, ne permet plus alors, selon l'expression vulgaire, de joindre les deux bouts : c'est la cause parfois de bien des infortunes et aussi des tentations malsaines.

Le logement est surtout la grande préoccupation économique de l'artisan. Deux modes d'habitation s'imposent dans les grandes cités, à Paris notamment, le garni ou l’appartement plus ou moins important non meublé. Sur nos

r. Les vols à l'étalage ont, la plupart du temps, pour objectifs des chaussures ou des tricots, des casquettes ou d’autres effets d'habillement.

600 familles plus ou moins hétéroclites, 66 logeaient en garni; 484 étaient dans leurs meubles.

Le prix des garnñis, je l'ai noté soigneusement, était uniformément de 4 à 6 francs par semaine. Pour les logements non meublés situés dans Paris ou la banlieue, les loyers s’élevaient de 150 à 300 francs, mais j'ai relevé 1 loyer de 1 500, 2 de 1000, 6 de 800, 6 de 700. En outre 9 familles étaient propriétaires de la maison habitée; 10 étaient logées chez leurs patrons, 3 étaient concierges, 4 avaient une roulotte comme habitation. Enfin 24 enfants n’avaient pôint leur famille à Paris ou dans les environs. |

Les locations étaient presque toutes à l’année, maisquelques-unes étaient à la semaine, quoique les locataires fussent dans leurs meubles.

Être dans ses meubles! C’est le désir de tous ceux qui sont au bas de l'échelle sociale, et depuis quelques années des philanthropes ont cherché à résoudre ce problème économique en favorisant la création d’habitations ouvrières saines et à bon marché.

Ces efforts sont un des moyens les plus sûrs de combattre la désorganisation de la famille et d'arriver à l'amélioration morale de la classe ouvrière. Je dirai même, sans crainte d'émettre

un paradoxe, que c'est une arme puissante contre l’alcoolisme, à la condition d’éloigner ces habitations ouvrières des centres populeux, où sont installés ces nombreux débits, les assommoirs,

On s’explique aisément le succès des marchands de vin quand on songe au nombre considérable d'individus qui n’ont pas de foyer. Ceux qui habitent en garni, par exemple, — et quels garnis! — après une journée de travail pénible, rentrent dans une chambre étroite et froide, maussade, où rien ne leur appartient,

A la suite d’un repas frugal, préparé à la hâte par la femme qui revient de l'atelier après une journée de labeur, le père, songeant qu'il y a en bas de l'hôtel une salle plus vaste, chauffée, bien éclairée, où il peut causer et fumer, y descend instinctivement, et paye son droit d'entrée en buvant une consommation, presque toujours de l'alcool plus ou moins sophistiqué. Souvent la femme et les aînés, les filles même, quand les petits sont couchés, sont admises à l’accom-

1. Sur 2 millions et demid'hectolitres d'alcool, sept dixièmes proviennent de la betterave, deux dixièmes de l’orge, du maïs et de divers farineux. Le reste, un bon dixième, est tiré des raisins ou des pommes, on en tire aussi de la pomme de térre, des glands, etc.

nc Soi:

pagner, et l’on passe la soirée dans ce bouge, qui est comme le salon de compagnie de l’hôtel meublé. Voilà le garni parisien, avec son annexe obligatoire, le débit, où l’hôtelier prélève sur ses locataires un tribut quotidien encore plus rémunérateur que la location des chambres meublées.

Les ménages ouvriers qui habitent dans leurs meubles, sont moins poussés à aller au cabaret. Celui qui y va est plutôt esclave d’une habitude déjà contractée, mais il peut, quand le logement est suffisamment confortable, rester dans la maison avec ce sentiment bien humain qu'il est chez lus.

C’est le home ouvrier qu’il faut améliorer pour : combattre la démoralisation et la désorganisation de la famille. Mais il serait encore préférable de multiplier, aux environs de la capitale et des grandes villes, des habitations ouvrières agrémentées d’un petit coin de jardin. Avec les moyens de locomotion dont on dispose et qui se complètent de plus en plus, il serait facile de réaliser ce rêve, et au lieu d'édifier de grandes maisons, où des centaines de familles sont entassées, combien il serait plus pratique, plus humain, de construire, à quelques lieues des grandes cités, des petites maisons, des cottages modestes en pleine campagne. On détruirait

SL RC SR EP UE: se Vis

ainsi les promiscuités dangereuses et les contagions malsaines. | | |

En Angleterre comme en France, un grand nombre de logements ouvriers laissent fort à désirer sous le rapport de l’hygiène, de la propreté et du confort. Mais il est vrai aussi qu’on a plus fait en Angleterre que partout ailleurs pour remédier à cet état de choses.

Le mouvement date de 1848, où le prince Albert, qui en avait pris l'initiative, fonda l'Association métropolitaine pour l'amélioration des logements ouvriers. Bien d’autres associations se sont formées depuis lors dans le même sens. La principale est l'Artisan's labourers'and general divelings company, qui a fait construire depuis vingt ans, aux environs de Londres, plus de cinq millemaisonnettes ouvrièresavec jardin.

Les maisons sont ordinairement réparties par groupes et semblables les unes aux autres. Il y en a 1200 à Shafterbury-Park, divisées en cinq catégories suivant le nombre et la dimension des pièces; toutes ont une cuisine, une buanderie, un petit jardin sur le devant et une cour sur le derrière. Les plus importantes ont six pièces et sont d’un loyer de 800 francs; les plus modestes, composées de deux chambres et d'un petit salon, se louent 390 francs. Il existe des maisonnettes de ce genre d’un prix

à peu près égal dans notre banlieue, mais en petit nombre seulement.

A Paris la moyenne des loyers que nous avons relevés était supérieure à 250 francs, et beaucoup des familles qui nous occupent, plus de la moitié payait plus de 300 francs. On pourrait donc facilement concevoir pour les familles une dépense s’élevant à 350 ou 400 francs pour le logement, beaucoup d'ouvriers gagnant de 8 à 10 francs par jour, sans compter que la nourriture moins chère, par suite de l’absence des droits d’octroi, allégerait les charges d’entretien.

La question des logements à bon marché a préoccupé les pouvoirs publics dans des circonstances qu’il n’est peut-être pas inutile de rappeler.

A la suite de ses enquêtes économiques, Jules Simon avait pu se convaincre de l’influence moralisatrice du « home » pour l'ouvrier. [l disait : « Suivez l’ouvrier après ses douze heures d’atelier si épuisantes, montez avec lui ces rampes vermoulues couvertes d’ordures qui mènent à sa chambre. Entrez dans l’affreux taudis où il ne respire pas, parce que l’air est encore plus cher que le vin, où il ne trouve souvent ni feu, ni couverture, ni sommeil!.. Eh bien! croyez que ce qui vaut mieux qu’un sermon, mieux qu’un règlement de po-

lice, mieux que la sévérité du patron pour arracher l’ouvrier au cabaret, c'est de rendre le cabaret inutile en rendant la maison agréable. »

En consultant les archives municipales, on trouve des documents intéressants sur les logements à bon marché :

Des propositions furent déposées à l'Hôtel de Ville : vente des terrains communaux aûx ouvriers et employés inférieurs, à l'amiable et par annuités, en vue de la construction de maisons simples et confortables; construction de maisons à céder par échéances échelonnées sous forme de loyers amortissant peu à peu les dépenses de premier établissement; édification d'immeubles pouvant servir au logement de trente mille familles; projets de subventions sous forme de dégrèvements ou de primes aux propriétaires; propositions de bâtir sur les glacis des fortifications; transformation en habitations des arches des viaducs Daumesnil et d'Auteuil; construction de maisons mixtes avec grands appartements et petits logements pour aider au rapprochement des classes; impôt sur les appartements non loués; imposition de deux francs pour tout voyageur arrivant à Paris d’une distance supérieure à 25 kilomètres, etc., etc.

L'administration préfectorale, elle-même,

‘institua une commission dont les travaux, hélas! stériles, ne modifièrent point l’état des choses. Les philanthropes étudient de plus en plus la question des logements à bon marché. La province et surtout l'étranger ont effectué des réalisations pratiques dans cette voie : Londres loge actuellement plus de 36000 personnes dans des habitations à bon marché très confortables; Copenhague loge 1 800 familles ; Liège contient 10000 petits logements à prix réduits ; une seule des cités ouvrières de Stockholm loge 1 200 personnes; en France, Saint- Quentin, Lille, Guise, le Havre, Reims, etc., possèdent des habitations à bon marché très florissantes et dont le développement progresse dans des proportions presque inattendues.

Des essais ont été tentés dans la banlieue parisienne depuis quelques années, mais l'essor n’est point suffisamment donné et les efforts doivent se.multiplier pour obtenir des résultats sérieux.

En attendant que toutes les grandes industries, les usines, les manufactures se transportent loin des villes, rien n’empêcherait, en effet les ouvriers de vivre aux champs. Beaucoup de ceux que j'ai consultés et qui ont goûté de cette existence s’en trouvent bien et ne voudraient point revenir habiter leurs anciennes

demeures. J'en connais qui chaque soir et chaque matin font le trajet à bicyclette. Ils effectuent ainsi une économie et font un exercice salutaire.

Cette vie aux champs, hélas! ce rêve bucolique est loin d’être réalisé. Dans les faubourgs les énormes bâtisses remplacent les masures, et si les rues sont élargies et les quartiers éventrés, la maison-caserne est restée le type d’habitation de la périphérie parisienne. Il faut alors trouver d'autres moyens d'assainissement moral des classes travailleuses. Des philanthropes ont multiplié les essais; les cercles ouvriers, les bibliothèques populaires, les patronages du dimanche pour les grands et petits ont été créés, une université populaire en plein faubourg Saint-Antoine, dirigée par des philosophes en Sorbonne, vient de s'ouvrir;des jeunes gens enfin, des volontaires du bien, vont, chacun à leur tour, dans d’autres quartiers excentriques*, apporter la bonne parole à ceux qui veulent apprendre et écouter les sages conseils,.

Tous ces efforts sont dignes d'éloge et forment un précieux faisceau. Mais les conférences, les patronages, les ligues ne seront

1. Fondation universitaire de Belleville, 151, rue de Belleville, M. Jacques Bardoux, secrétaire général,

Jamais assez nombreux pour combattre tous les ferments mauvais. Néanmoins il faut favoriser de plus en plus cet élan qui tend à assurer, à côté du bien-être matériel et de l’instruction, ce qui manque leplus, la vie morale.

Page 1