GARDE DU GOUVERNEMENT. — INFANTERIE
c Paris, le 30 ventôse an XII de la République française.
« Le citoyen P. Hulin, général de brigade, etc., est sorti en ce moment; il enverra aussitôt au conseiller d'État les expéditions qu'il réclame et qu'on est en train de faire.
« Respect et considération.
« L..., secrétaire particulier. *
Les pièces n'arrivèrent pas. Real était impatient; de nouveau il prit la plume et écrivit :
Le conseiller d'État, etc., au général de brigade
Hulin, etc.
c Paris, le 30 ventôse an XII de la République.
« Général,
c J'attends les jugements et les interrogatoires de l'ex-duc d'Enghien pour me rendre à la Malmaison auprès du premier consul.
« Veuillez me faire savoir à quelle heure je pourrai avoir ces pièces. Le porteur de ma lettre pourrait se charger du paquet, et attendre qu'il soit prêt si les expéditions sont avancées.
« J'ai l'honneur, etc.
« Real. »
Enfin, à midi, un cavalier apporta un paquet de papiers au citoyen conseiller avec cette lettre :
GARDE DU GOUVERNEMENT. x
Infanterie.
P. Hulin, général de brigade, etc., président de la commission militaire spéciale, au citoyen Real, conseiller d'État, chargé, etc.
€ Paris, 30 ventôse an XII.
« Conformément à vos désirs, je vous fais passer
sous ce pli, citoyen conseiller d'État, l'expédition du
jugement rendu ce matin contre l'ex-duc d'Enghien.
« J'ai l'honneur de vous saluer,
« Hulin. »
Une seconde lettre était jointe à l'envoi et contenait ceci :
P. Hulin, général de brigade, commandant les grenadiers à pied de la garde des consuls, au citoyen Real, chargé de l'instruction et de la suite de toutes les affaires relatives à la tranquillité et à la sûreté intérieure de la République.
€ Paris, 30 ventôse an XII de la République française.
« J'ai l'honneur de vous adresser, citoyen conseiller d'État, une copie conforme d'une pièce trouvée sur le ci-devant duc d'Enghien.
c J'ai l'honneur de vous saluer.