‹ Le Crime de Magie et le Droit RomainChapitre 116 sur 227 · Ovide, Fasies III, vers 289 à · texte numérisé non relu

Ovide, Fasies III, vers 289 à

Grâce à sa vive intelligence, il sut obtenir de Jupiter des expiations inoffensives à la place d’un sacrifice humain réclamé par le dieu’. Il eut également recours à l’hydromancie? ou divination par l’eau. Enfin il écrivit des livres qui devaient contenir des révélations très graves sur les fondements de la religion romaine, et dont il est permis de penser qu’elles renfermaient des éléments magiques.

Au LIe siècle de Rome. — Leroi Tullus Hostilius, à la fin de son règne, donna tout à coup dans les superstitions même les plus frivoles, et remplit la ville de cérémonies religieuses. En feuilletant les Mémoires de Numa, il trouva le détail de certains sacrifices solennels et secrets offerts à Jupiter Élicius et s’enferma pour les renouveler{. Qu'est-ce à dire, sinon que ce roi s’adonna à des superstitions et cérémonies occultes, qui plus tard furent interdites par crainte de la Magie ?

Il semble superflu de noter que sous le règne de Servius Tullus, on consulta les devinsÿ, sinon pour remarquer que, déjà à cette époque, il existait à Rome une classe spéciale d'hommes se livrant à la divinationf.

Au ITIe siècle de Rome.— On voit Tarquin le Superbe user de la divination sous différentes formes”.

- Au 1ve siècle. — En l’année 322 de Rome, à l’occasion de la peste qui sévit, pour apaiser le courroux des dieux et détourner le fléau, on recourt à « une foule de pratiques » prescrites par les livres sybillinsé. Rien ne prouve, il est

1, Pour la religion et les sacrifices humains : chap. Il, Divinationet Magie.

2. Saint Augustin. De Civ. Dei, VII, XXXIV. Selon Varron ce genre de divination venu des Perses, fut employé par Numa et plus tard par Pythagore.

3. Varron, Du culte des dieux, apud Saint Aug. De Civ. Dei, VII, XX XIII : ces livres ayant été exhumés par hasard, le prêteur, effrayé de leur contenu, en référa au Sénat qui ordonna de les brûler.

4. Tite-Live I, 31. Ces faits ont lieu entre les années 100et 114 de Rome : (repenle omnibus magnis parvisque superstitionibus obnoxius digerit… quae-

dam occulia solemnia. »

9. Tite-Live, I, 45. Le fait rapporté se place entre 197 et 220 de Rome

6. La civilisation étrusque avait pénétré à Rome avec Tarquin l'Ancien.

7. Tite-Live, I, 55, rapporte qu'il consulta les devins de Rome et d’Etru. tie. /d., 1, 56, qu’il envoya consulter l’Oracle de Delphes. Entin, Dionvs 4, 62 (apud Marquardt, Culte, 1, p. 47) qu'il emprunta à Cumes les oracles sybillins.

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