‹ Le Crime de Magie et le Droit RomainChapitre 117 sur 227 · Tite-Live, IV · texte numérisé non relu

Tite-Live, IV

vrai, que ce soient là autre chose que des pratiques divinatoires, mais l'incertitude permet aussi d'opter pour les conjurations magiques, d'autant que, cinq ans plus tard, on a la preuve de l’introduction des cérémonies magiques!. Dans ce même siècle, il est souvent question de superstitions mal définies » qui s'emparent des esprits?. C’est aussi dans cette période historique que l’on trouve deux exemples fameux de devotio : celui de Curtius et celui de Decius{. C’est bien là une sorte de sacrifice magique puisque le « dévouement » consiste à offrir à l’âme des morts, pour les apaiser, un être humainÿ. |

Au ve siècle. — D'après le témoignage de Tite-Live, il existait chez les Samnites, des sacrifices magiques accompagnés d’imprécations$.

À Rome, la divination officielle semble tendre à se vulgariser et ne se borne plus aux consultations religieuses. Le devin Mannius, en effet, ayant fait une série de prédictions qui se réalisent, la multitude accueille favorablement ses paroles et «1l essaye de se donner une réputation d’habileté dans l’art de prédire les choses inconnues? ».

Au viesiècle. — Après le désastre de Cannes ont lieu des sacrifices sanglants, qui ressemblent bien au meurtre magique$. De plus, prescrits par les livres sybillins, comme expiation à des prodiges, ils donneraient à penser que ces livres renfermaient des superstitions. Une allusion à P. Calavius, laisse supposer l’utilisation des arts magiques par les grands personnages de l’Etat?. Un peu plus tard,

. Tite-Live, IV, 30. Voir, 2e partie : Répression. . Tite-Live, VI, 5 (368/386) et VII, 2 (391-363). Tite-Live VII, 6 (3937/361).

Tite-Live X, 28 (456 /298).

. V. chap. V : Fait magique, p. 105.

. An. 459/295. Tite-Live, X, 38. Les Samnites obligeaient les guerriers à prononcer une terrible formule d’imprécations contre leur famille, leur personne, leur race entière :

« diro quodam carmine in execrationem duxissent ». |

Id. X, 39. « L'armée ennemie est odieuse aux dieux immortels dit Papirius aux soldats, car elle est souillée du sang des hommes mêlé à celui des animaux dans un sacrifice « impie » et « occulte ».

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