‹ Le Crime de Magie et le Droit RomainChapitre 135 sur 227 · Huvelin, Injuria · texte numérisé non relu

Huvelin, Injuria

2. Huvelin, Jnjuria, $ 20 montre comment Voigt, XII Tafeln, IL, p. 526, 13 tout en étant de l’opinion de Cicéron, s'étonne que l’occentatio soit un crime Capital. « Qu'il v a loin pourtant de la peine de mort aux vingt-cinq as qui frappent cette injuria. Mais, remarque Huvelin, chez les auteurs qui parlent de l’occentatio et du carmen, nulle trace de cette poena de vingt-cinq as.

3. Même dans son système, tous les mala carmina et occentationes ne sont pas punis de la peine capitale, mais seulement ceux qui infamia facerent flagitiumve alteri.

4. Huvelin, Injuria, $ 20. Huvelin, pour mieux expliquer encore l’erreur de Cicéron, cherche à fixer quelle était, à son époque, la valeur des mots “capite sancire» s'appuyant sur l’étudede Voigt(X11 Tafeln., IL, pages 486 et 525-26) il constate que, dès le temps de Cicéron, on a désigné sous le nom de peines capitales, certains châtiments corporels et infamants n’entraînant pas la mort : ainsi la condamnation aux travaux forcés et aux mines et la déportation in insulam.

LA LOï DES XII TABLES 14l

Festus : «Occentassit (occentassent liber) antiqui dicebant quod nunc c-nvicium fecerit dicimus ». Les anciens désignaient sous le nom d’occentalio, ce que nous appellerions maintenant outrage, insulte publique... Sans doute faut-il que celui « ni prononce l’occentalio puisse se prévaloir d’une rupture de la loi de partage!. Mais elle n’a pas lieu sans juste cause, de sorte qu’elle déconsidère celui qui en est l’objet « quod id clare el cum quodam canore fit, ut procul eæaudiri possit, quoïil turpe habetur quia non sine causa fieri putalur » : ce qui se fait (le convicium) ouvertement et avec un certain bruit, de telle sorte qu’il peut être entendu de loin, ce qui est tenu pour honteux pour celui qui la recoit (loccentatio) parce qu’on pense qu’elle ne peut être sans cause

On voit que Festus, commettant la même erreur que Cicéron, traduit occentare par convicium facere?. Or, du temps de Festus, convicium a deux acceptions : Ameuter les voisins, et faire sa partie dans un concert de vociférations. Convicium facere, dans son sens technique, ne s'applique qu’à une personne qui, jointe à d’autres, fait entendre des vociférations. Par conséquent, ainsi que le fait remarquer Huvelin, il y a une idée de pluralité étrangère à l’occentatio, et ce n’est que beaucoup plus tard (bien que la confusion se soit opérée dès le vire siècle), que convicium à pris le sens de : injure proférée par une personne isolée.

Suivant l’ordre de Bruns (Fontes juris) nous relevons : l'opinion d’Arnobet : Carmen malum conscribere, quo famaÿ alterius coinquinetur et vita, X viralibus scitisevadere noluistis impune : « Si vous écrivez un poème injurieux qui salitla vie et la réputation d'autrui, sachez que les décemvirs n’ont pas voulu vous laisser impuni ».

Voici maintenant Horacef :

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