‹ Le Crime de Magie et le Droit RomainChapitre 136 sur 227 · Arnob (adv. gent · texte numérisé non relu

Arnob (adv. gent

5. Huvelin ($ 21, en note) prend cet auteur à témoin que /ama, sans épithète a le plus souvent le sens d’infamia.. et que dans les XII lables il était question non d’infamiam facere mais de famam facere.

6. Horace, Sat., II, 1, 82 : « Si un auteur a composé contre quelqu'un des vers méchants, il y a recours en justice et condamnation. De méchants vers soit | mais si un poète en a fait de bons et a su mériter l'approbation de César; (si un écrivain irréprochable a poursuivi de ses clameurs flétrissantes, un homme deshonoré)... On rira, les juges briseront leurs tablettes et vous

« Si mala condiderit in quem quis carmina, jus esl

Judiciumque ».

Rep. «Eslo, si quis mala; sed bona si quis Judice condiderit laudalus Cæsare? »

Rep. « Solventur risu labulae : Lu missus abibis ».

Et dans un autre passage! :

«… quin eliam lex, Poenaque lata, malo quae nollet carmine quemquam. Describi : verlere modum, formidine fustis, Ad benedicendum, delectandumque redacti ».

Porphyre (ad. Hor. 1. c.): lege (XII tab.) caulum erai, ne quis in quemquam maledicum carmen scriberet : la loi des XII Tables a pris soin que personne ne puisse écrire un poème infamant pour autrur?.

De même, Paul Senë. : Injuriae actio introducta est lege XII tab. de famosis carminibus : L'action d’injures sur les poèmes diffamatoires a été introduite par les XII Tables.

Cornutust s'exprime ainsi : lege XII tab. cautum est, ut fustibus feriretur, qui publice invehebatur.

Enfin, l'opinion de Brunsÿ lui-même: Uiramque vocem incantassitel occentassit in XII tab. scriplam fuisse,earumque alleram ad artes magicas alteram ad convicia famosaspectasse, e locis supra allalis palet. Unde efficitur, carmen malum et carmen famosum diversam in XII tab. habuisse vim, quam-. quam Horatius ejusque inlerpreles carmini malo vim famosi subjecerunt. Dicks el Sch. malum carmen perperam cum malo veneno (p. 25) conjungunt :

Il y aurait dans ce dernier avis, une conciliation possible

serez renvoyé absous. — On voit qu'ici Horace continue la confusion par la plaisanterie et tourne « vers méchants » en « méchants vers »; l'expression de malum carmen n’a plus son sens technique de sortilège nuisible.

1. Horace, Epit. IT, 1, 152 à 155. Une loi prononça des peines contre les auteurs dont les vers méchants déchiraient les réputations. La crainte du bâton, forçant les auteurs à changer de style, les ramena au soin d’instruire et @e plaire. Huvelin, op. cit., $ 18 remarque qu'Horace n’interprête pas les XII Tables d’une façon critique : et ne vise pas l’action publique ancienne. Il parle d’un judeæ, non de recupérateurs. Ainsi le famosum carmen, ne rentrerait pas dans la notion ancienne de l’Injuria.

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