‹ Le Crime de Magie et le Droit RomainChapitre 148 sur 227 · Id · texte numérisé non relu

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même nalure ». Des mesures de police furent aussitôt prescrites : les édiles curules durent arrêter et retenir les ministres de ce culte, les édiles du peuple veiller à ce qu’il ne se fit aucun sacrifice secret, les triumvirs capitaux empêcher toute réunion nocturne. Puis les consuls haranguèrent le peuple et donnèrent lecture des sénatus-consultes et d’un édit portant défense de donner retraite aux fugitifs, de les cacher, ou de favoriser en aucune manière la fuite des prévenus!. »

$S 3. — Le châtiment.

La terreur régnait à Rome et aux environs, car on portait à plus de sept mille personnes des deux sexes le nombre des conjurés; un grand nombre cherchèrent à s’enfuir et furent arrêtés; d’autres, sans attendre, se donnèrent la mort. Les chefs plébéiens, M. et C. Atinius, L. Opilemius Falisque, et Minius Cerrinius, Campanien, grands-prêtres du culte, avouèrent devant les consuls et furent exécutés. Pour les autres accusés on les divisa en deux groupes : Ceux qui n'étaient convaincus que de s’être fait initier et d’avoir répété, après le prêtre, la formule contenant l'engagement de se livrer à tous les excès du crime et du libertinage, sans avoir commis aucune de ces infamies; ils furent jetés dans les fers, mais on leur laissa la vie. Au contraire ceux qui s'étaient rendus coupables de prostitution où de meurtres, de fausses signatures, de suppositions de testaments ou d’autres actes frauduleux, furent punis de la peine capitale?. Il y en eut plus de mis à mort que de jetés en prison. Après que les consuls A. Marcius et S. Postumius eurent reçu la mission de-détruire les bacchanales, à Rome d’abord, puis dans l'Italie entière, parut un sénatus-consulte qui réglementait l’avenir et qui est connu sous le nom de sénatus-consulte des Bacchanales®. Voici quelles en furent les décisions essentielles :

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