Mommsen, op. cit., t. Il, p
3. Id., p. 352- 53:: Ces crimes assimilés au meurtre par emprisonnement, ne peuvent être ramenés à la tentative, ignorée du droit romain. Leur répression s’explique par le transfert, en Droit: pénal, de mesures de police prises vis-à-vis de certaines professions jugées dangereuses.
4, Td., p.852.
LE SÉNATUS-CONSULTE DES BACCHANALES su
VIII, 3.3 : Alio senatusconsullo effectum est, ul pigmenlartii, st cui lemere cicutam, salamandram, aconitum, piluocampas, ant bubrostim, mandragoram, et id, quod lustramenti causa dederint cantharidas, poena leneandur hujus legis : I résulte d’un autre sénatus-consulte, que les droguistes qui auront donné, sans intention, de la ciguë, de la salamandre, de l’aconit, des chenilles de pin ou du scarabée venimeux, de la mandragore et de la cantharide qui excite la volupté, seront punis en vertu de cette loil.
Le meurtre par empoisonnement et les cas assimilés : don, préparation, vente, acquisition de substances toxiques en vue de causer la mort d'autrui a été diversement réprimé suivant les époques. D'après Mommsen?, la loi Cornelia aurait frappé ces crimes de la peine de mort. Mais ilne semble pas qu'il en ait toujours été ainsi. Dans Cicéronÿ, on ne trouve que peu de chose, si ce n’est que l’empoisonnement est un « crime » : « La loi ordonne d’informer sur le crime d’empoisonnement » — et que, dans ce cas, la loi est générale et « embrasse tout le monde sans exception »,
Mais, au Digestet, Marcien nous donne des renseignements qui semblent plus précis, concernant cette répression à l’origine : « Legis Cornelia de sicariis et veneficiis poena, insulae deportatio est, et omnium bonorum ademptio sed solent hodie capite puniri nisi honestiore loco positi fuerini, ut poenam legis sustineant : humiliores enim solent, vel bestiis subjici, altiores vero deportantur in insulam. » Aïnsi la déportation dans une île et la confiscation des biens, tels auraient été, primitivement, les châtiments infligés par cette loi. Plus tard, seulement, une distinction fut introduite : les honestiores furent déportés dans une île, les humiliores exposés aux bêtess.
1. Mommsen, rappelant ce texte, op. cit: p. 353 note ?, traduit femere par : à la légère : nullo consilio, Cicéron, De inv., 1, 34, 58.