Mommsen, op. cüt., t. II, p
4. Mommsen, op. cit., t. II, p. 358 note 2, Le sacrilegium Nigidianum qui vint devant les jurés {Pseudo Cicéron, in Sall.,5, 14).
5. Ulpien,Coll., XV, n,1. 11s’agit dusénatus-consulledel'an 16. Mommsen, op. cit., t. II, p. 358 note 4. « La relation d'Ulpien ne vise que la Divination mais les récits de Tacite ont trait à la Magie, »
évolution, dit-il, a été principalement due à la réunion fréquente, dans une même profession, de la préparation des poisons et de celle des charmes ».
Il est possible que, jusqu’au règne de Tibère, on ait eu en vue, dans le crime de Magie, surtout les poisons et les
philtres!, il est même certain que, beaucoup plus tard, la
loi Cornelia formait encore la base des procès de Magie.
Apulée était poursuivi en vertu de cette loi sous le règne.
d’'Antonin le Pieux. En tout cas, dès le règne de Tibère, qui.
inaugure la série des grands procès, on se réfère principale-
ment à des sénatus-consultes. Car, les charges qui pèsent.
sur les accusés ne sont pas toujours la composition de philtres, mais surtout la consultation des astrologues, les questions à eux posées sur la vie du prince, les incantations?. Et, d'autre part, Paul «Ad legem Corneliam», retient, aussi bien que les philtres, les sacrifices impies ou nocturnes ayant pour but de dévouer ou d’envoûter quelqu'un, et les sacrifices humains.
1. Voir Marquardt, op. cit., 1, p. 136, note 5. D’après lui, les Romains n'ont pas connu ces breuvages avant la fin de la république.
2. Cependant Mommsen,0p.rit.,t. 11, p.358 note3,Quintilien, VII,3,7cite, comme exemple du sens dérivé de l’expression, le fait qu’on ‘it rentrer les carmina magorum dans le veneficium Mommsen ajoute que, dans les constitutions d’amnistie du 1v: siècle, les maleficia, sont, sans exception, réunis au veneficium (mentes et corporis venena:Cod, Th., IX, XXXWVIII,6), et oppo-
sés à l’homicidium. Ainsi, de loin ou de pres, toutes les manifestations de Hi
Magie pourraient se rattacher à la loi Cornelia, par extension du sens de veneficium.