‹ Le Crime de Magie et le Droit RomainChapitre 156 sur 227 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

(710 /44). Après la loi, Cornelia, on ne trouve plus rien d’important avant l’année 710, où le sénateur Nigidius Figulus, savant astrologue fut accusé de se livrer à des pratiques occultes!.

(721/33). Sousletriumvirat d’Octave, Antoine, et Lépide ; Agrippa, qui, en sa qualité d’édile avait la police de la rue, « chassa de la ville les astrologues et les magiciens? ».

(725 /29). Après la bataille d’'Actium, César délibère avec Agrippa et Mécène, et Agrippa lui dit : « Ne permets pas non plus à personne de faire profession d’athéisme et de sorcellerie. La divination est nécessaire; nomme donc des haruspices et des augures à-qui s'adressent ceux qui veulent consulter, mais « il n’est pas nécessaire qu'il y ail des magiciens” ».

Ier siècle après Jésus-Christ (8 post J.-C).

La défense faite par Agrippa fut renouvelée dans les dernières années du principat d’Auguste, en l’an 8. « A Rome, Drusus, fils de Tibère, fut nommé questeur; dans les années suivantes, défense fut faite aux devins de prédire ni en particulier, ni en présence de témoins, la mort de personne ».

(14 à 37). Le règne de Tibèreÿ ouvre l’ère des procès de

1. Dion Cassius, XLV. 1. « J1 était parmi les hommes de son (emhrs celui qui connaissait le mieux l’ordre du ciel, les différences des astres, les pue qu'ils exercent. »

Dion Cassius, XLIX, 43.

. Dion Cassius, LII, 36.

. Dion Cassius, LVT, 25.

. 14 à 37 post. J.-C.

O1 À Go

Magie. En dehors des nombreux procès que Tibère, dans sa folie soupconneuse, intenta aux personnages qu'il croyait avoir intérêt à faire disparaître, différentes mesures, se rapportant plus ou moins directement à la Magie, furent prises sous son règne. Nous les énumérerons d’abord, afin de pouvoir rendre compte, à la suite, des procès que nous ont transmis le témoignage des historiens, en observant toutefois, dans ces deux divisions, l’ordre chronologique. (19). À la proposition du Prince, le Sénat rendit un décret interdisant les cérémonies des cultes étrangers, les rites égyptiens et judaïquest!. Tous ceux qui étaient adonnés à ces superstitions durent jeter au feu les habits et les ornemants sacrés. Ceux d’entre eux qui, étant en âge de porter les armes, étaient convaincus de s'être souillés de ces impiétés, furent envoyés en Sardaigne, à cause de l’insalubrité du climat. Les autres furent exilés de Rome et menacés de servitude perpétuelle? ou de déportation si, dans un temps fixé, ils n’avaient pas abjuré leur culte impie. Cette même année, Germanicus, à son retour d'Egypte, tomba malade en Syrie, au moment même où son dissentiment avec Pison, longtemps dissimulé, était rendu public{. Or, les circonstances qui entourèrent sa mort furent tellement mystérieuses, qu’il semble impossible 1c1 de ne pas prendre au sérieux cette expression de « meurtre magique ». Certes, la science ne tenant compte que des faits positifs dira : ce fut un simple empoisonnement. Toutefois, même en laissant de côté l’action des phénomènes occultes, qui ne furent certes pas sans influence, on ne peut nier que ces phénomènes eurent au moins ce résultat d’aggraver la maladie de Germanicus, et de précipiter sa mort en troublant son esprit. En effet, «on avait trouvé dans le palais, sur la terre et autour des murs, des débris de cadavres arrachés aux tombeaux, des formules d’enchantements et d’imprécations, des lames de plomb sur lesquelles était gravé le nom de Germanicus, des débris humains à demibrûlés et souillés par un sang noir, et d’autres maléfices,

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