‹ Le Crime de Magie et le Droit RomainChapitre 158 sur 227 · Dion Cassius, id.,, loc. cit · texte numérisé non relu

Dion Cassius, id.,, loc. cit

3 On a vu plus haut, ’" partie, ch. VIT, p. 124, comment lui-même s'a-

donnait à tous les genres de divination, 4. Suét., Tib., LXITI.

DOUÉ 1d:-100: Ci.

6. Tac., Ann., VI, 12 : « Simul commonefacil, quia multa vana sub nomine celebri vulgabantur, sanæisse Augustum quem intra diem ad praetorem urbanum deferrentur neque habere privatum liceret. »

7. 16, d’après Tacite, Ann., II, 32 et Goyau, Chron., XVII, p. 56.

8. Tac., Ann., II, 32. D’après Mommsen, Droit pénal, tome IIT, Divination, p. 192, n. 4, Tacite aurait étendu inexactement Ja portée du sénatusconsulte jusqu'aux magiet Suétone(Tib.,XXXVI)ainsi qu'Ulpien(Coll., XV, 11 ,l) nous renseigneraient avec plus de précision.

l'Italie les astrologues et les Magiciens ». Suétonel, « Expulil el mathematicos; sed deprecantibus, ac se arlem desituros promitlentibus, veniam dedit. » T1 bannit aussi les astrologues; mais il leur pardonna, sur la promesse qu'ils lui firent d'abandonner leur art. » Dion Cassius? rapporte que Tibère fit mettre à mort les étrangers astrologues, magiciens, et tous ceux qui s’occupaient d’une manière quelconque de divination. Quant aux citoyens romains accusés de se livrer encore à ces pratiques, depuis le premier décret leur interdisant toute occupation de ce genre dans Rome, ils furent bannis. Mais c’est Ulpien qui rapporte le plus exactement la teneur de ce sénatus-consulte. « Le lexle, dit-il, subsiste, du sénatus-consulle rendu sous le consulat de Pomponius el Rufus, qui décrétait contre les mathemaliciens, chaldéens, arioli et autres personnages de la même secte, l'interdiction de l’eau et du feu, la confiscation de leurs biens, et la peine de mort si le coupable est étranger“. » Puis Ulpien expose les difficultés qui se sont présentées au sujet de l'interprétation du sénatus-consulte et les variations de la doctrine. « Est-ce la science de celle race d'hommes que l’on punit, ou seulement l'exercice et la profession de cette science ? » Les anciens ont semblé viser non la doctrine elle-même, mais l’exposition de cette doctrine en publie, c’est-à-dire les pratiques, recettes, consultations. Ensuite, «cela a varié ». Mais, « il ne faut pas se dissimuler que cette contagion s’est glissée dans les mœurs, au point qu’ils ont pu afficher leur doctrine et l'exposer en public. Il est vrai que s'ils ont été vus donnant des recettes ou pratiquant leur art, c’est bien plus grâce à leur obstination el à leur audace que par la permission qu'on leur a accordées. » Ce sénatus-

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