Servius, ad /Æneid., VI
par le supplice des baguettes per fesluarium. Il aurait eu en mains la première édition de la première décade de Tite-Live!. En effet, ce qu'il cite des dix premiers livres est presque toujours différent du texte que nous possédons. Mais Mommsen, sans entrer dans la discussion, donne deux arguments principaux à l'appui de son affirmation. D'abord une question de convenances Les écrivains qui nous retracent l’histoire légendaire de Rome, hésitent naturellement à dire que l’exécution qui menaçait Horace était celle qui s’appliquait tous les jours aux esclaves. Puis une question de date. Horace’, dit-il4, en parlant de formido fustis, fait allusion au crucifiement et non au supplicium festuarium militaire, introduit à l’époque postérieureÿ. Enfin, dans tous les cas où il s’agit de fesluarium supplicium, nous constatons que c’est là un châtiment réservé aux militairesé. Or, c’est pour le meurtre de sa sœur qu'Horace méritait la mort.
Le second exemple cité par Bouché-Leclereq, est la conjuration des jeunes patriciens et des fils de Brutus en faveur des Tarquins. Tite-Live? fait le récit de l'exécution des traîtres en ces termes « siabant deligali ad palum nobilissimti juvenes. lictores nudatos virgis caedunt, securique feriunt » : Ces jeunes gens de la plus haute noblesse étaient attachés au poteau. les licteurs les dépouillent de leurs vêtements, les frappent de verges et leur tranchent la tête. Cet exemple n’est pas plus probant, et Mommsen le classe parmi les cas d'exécution par la hacheë.
1. Tite-Live, éd. Nisard, 1838, notes, p. 893 : T. Manlius consulis jilius