Bouché-Leclercq., op. cit., t.. IV, p
7. Ulpien Co =V, IL USE Saepissime denique inierdictum est fere ab omnibus principibus, ne quis omnino hujusmodi ineptiis se inmisceret, ef varie punili suntii qui id exercuerint, pro mensura scilicet consultationis. Nam qui de principis salute, capite puniti sunt vel qua alia poena graviore adfecti : eminvero si qui de sua suorumque, levius. Inter has habentur vaticinatoris quamquam ii quoque plectendi sunt, quoniam nonnunquam contra. pApcom quielem imperiumque populi Romani improbandas artis exercent. » à
8. Ulpien, Coll., XV, II, 1, À 4 : « Extat denique decretum divi Pii ad Paca-
lum, legatum provinciae Lugdunensis, cujus rescripti, verba quia mulia suni, de fine ejus ad locum haec pauca subjeci. »
un-texte très étendu: concernant certainement, les vatici: natores. «11 existe enfin un décret du divin Antonin le Pieux à Pacatus, légat de la province Lugdunaise, duquel rescrit, parce qu'il est trop long, j'ai mis, ci-dessous, à leur place, certains mots de sa fin. » Mais malheureusement, nous ne possédons pas ce décret.
Le Procès d’Apulée.
Le philosophe et avocat Apuiée fut accusé de Magie sous le règne d’Antonin le Pieux. La date de ce procès se place entre 148 et 161, c'est ce qui résulte du procès luimême. Mais pour la date précise, elle ne peut être fixée en toute certitude. Cependant, comme il fut traduit devant. le proconsul d’Afrique, Claudius Maximus, et que celui-ci fut, selon toute probabilité, gouverneur d’Afrique en 157/8, cette date serait aussi celle du procès. Maximus était en tournée dans sa province et se trouvait à Sabrata, non loin d’Oea, où résidait Apulée pour y tenir son conventus. C'est donc là que le procès fut plaidé et jugés.
a) Les causes du procès. — Apulée, en route pour Alexandrie étant tombé malade à Oea, retrouva dans cette ville un ancien condisciple d'Athènes, Pontianus. Ce dernier amena à épouser sa mère, une riche veuve, nommée Pudentilla. Ce mariage lui attira des haines, à cause de la fortune de sa femme. Pudentilla avait, jusqu'alors, repoussé tous les prétendants, tandis qu’'Apulée, pauvre, et plus jeune qu’elle, avait obtenu sa main sans difficulté. Aussi les adversaires d’Apulée, après l'avoir diffamé, font-ils courir les bruits de Magie, laissant entendre que ces moyens seuls avaient pu vaincre la résistance de Pudentilla.
b) L’accusation en justice fut soutenue par Sicinius Æmilianus, frère du premier mari de Pudentilla, au nom de son jeune neveu Sicinius Pudens, frère de Pontianus et beau-fils d'Apulée. Voici comment, d’après Apulée luimême, elle s’introduisit : Sicinius Æmilianus avait intenté un procès, sans griefs positifs, contre Apulée et sa femme
. Apulée, Apologie; Introduction XXTIV. D'après sa biographie, Pres es environ 3 ans à Cea, où eut lieu le procès, 2. Apol., Introd., XXII, ‘8. Id. XXII,
Pudentilla. Apulée plaidait pour elle contre les Granius, lorsque les avocats d’Æmilianus se mirent à l’accuser de maléfices magiques, lui attribuant le meurtre de Pontianus!. Apulée prit alors les devantset mitses adversaires en demeure d’engager les poursuites. Voici quels étaient les principaux chefs d'accusation. On peut les répartir en deux groupes : 19 les maléfices de tous genres; 20 ceux qui, plus spécialement, ont abouti à son mariage avec Pudentilla.
1° Les ennemis d’Apulée voulaient prouver qu'il se livrait habituellement à la Magie et prétendaient :
a) Qu'il avait payé des pêcheurs pour lui procurer certaines espèces de poissons, en vue, sans doute, de composer des philires d'amour, et même, qu’une femme avait été l’objet de séductions opérées à l’aide d’animaux marins?.
b) Il avait ensorcelé par ses incantations un jeune esclave Thallus (épileptique) : il l’avait emmené en un lieu écarté, avec un petit autel, une lampe et quelques rares complices pour témoins. Or, au lieu même de l’incantation, cet enfant était tombé à terre sans connaissance, et, une fois réveillé, il n’avait plus conscience de rien et s’étai mis à prophétiserÿ.
c) Une femme de condition libre aurait été amenée dans sa maison, atteinte du même mal que Thallus; Apulée ayant promis de la soigner, l’aurait également terrassée par ses incantationst.
d) Apulée, disaient-ils, possédait un {alisman magique, Il s'agissait de certains objets enveloppés dans un mouchoir et déposés auprès des lares de Pontianuss.
e) on l’accusait encore, et cela est plus important, de sacrifices nocturnes accomplis dans la maison d’un certain Junius Crassus, avec Appius Quintus, ami d’Apulée, qui habitait là en qualité de locataire, pendant le séjour de Crassus à Alexandrie. Crassus, à son retour, avait trouvé dans le vestibule de sa demeure une quantité de plumes d'oiseaux, en outre les murs étaient maculés de suie. Son esclave, qu'il avait interrogé, révéla alors les sacrifices
Apologie, Exorde.
Apol., XXIX à XLII.
Id., XLII sq.
Id., XLVIII sq.
Id., LIIT sq.