‹ Le Crime de Magie et le Droit RomainChapitre 174 sur 227 · Sent., V, XXIII · texte numérisé non relu

Sent., V, XXIII

5. Au Code Grégorien, Codices gregoriani fragmenta (Hanel). — Mommsen, Droit pénal, t. LL, p.23), note 1. Cette constitution, insérée dans la compilation grégorienne sous la ruoriqua De Maleficiis el Manichaeis est citée au début de la Novelle XVII de Valentinien II, L

Tels sont, en effet, ceux qui opposent aux anciens cultes des « sectes nouvelles el inconnues » qui novellas el inauditas seclas veleribus religionibus opponunl » .

Le $ 4 de cette même loi s'attache à montrer le trouble et le désordre que pourrait causer, dans l’Empire romain, la doctrine des Manichéens «race ennemie, venue de Perse », et apportant de cette contrée dés pratiques exécrables et des lois sauvages, qu'ils implantent dans les esprits, grâce à leurs sortilèges et à leurs maléfices. Aussi, l’empereur décrète-t-il que: Les chefs de cette secte et les auteurs de ces écrits, qu’on doit abhorrer « seront brûlés vifs »; leurs adeptes verront confisquer leurs biens et seront punis de la peine capitale. Enfin, un régime spécial est établi pour les honorali ou des personnages d’une plus haule dignité qui ont passé à cette secte « nouvelle et infâme». Après confiscation de leurs biens, « ils seront brûlés sur les places publiques ou condamnés aux mines ». … Un peu plus tard, dans un édit rendu entre 294 et 3051, Dioclétien tente de supprimer « l’art mathémathique », c’est-à-dire les applications magiques dérivées de la théorie pure : astrologie, alchimie, etc?, tandis qu'il maintient ces connaissances en tant que science. Ilnomme les mathématiques ainsi conçues : «art de la géométrie ». Ge décret des empereurs « Diocletianus et Maximianus » le 13 des kalendes de septembre 294, se trouve au Code Justinien*. : « Arlem geometriae discere alque exercere publice interest. Ars autem mathematica damnabilis est et interdicla omnino », c’està-dire : Il est d’intérêt public d'apprendre et d’exercer l’art de la géométrie. Au contraire, l’art mathématique est condamnable. ;

[Ve siècle (post. J. C.). — Constantin le Grand fut un empereur très libéral, favorable aux chrétiens, tolérant envers les païens.

Le célèbre édit de Milan, promulgué en 313, disait : Nous accordons aux chrétiens et à tous autres, toute liberté de ‘suivre la religion qu’ils voudront. » Et, au Code Théodosien, IX, xvi, 2, s'adressant’ aux païens, il les convie à célébrer leurs fêtes dansleurs temples : « Adile aras publicas atque

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