Ibid., loc, cit., note
5. Ci. interprét. du $ 1, Cod. Th., 115, xvi: «In masculis eliam, si repudium mutiant, heac iric crimina inquiri convenier si moecham, vel medicamentariam, vel conciliairicem repudiare veluerint. »
6. Hanel, Lez Rom. Wisig., p. 455. Caputula Codicis s. Galli 722 :« De maleficia aut sacrilegia : Ut maleficus vei sacrilegus in populo invenius fuerit : primu(m) saluet(ur) mitial(ur) pice capiti ejus, ponaï(ur) sup(er) asinu(m ) et batendo ducat{(ur) incit(er) p(er) vias. Si secundo hoc fecerit excidat(ur) ei lingua et nasu(m). Si usq{ue) t(er)cio p(er) peraverit in potestate stet iudicu(m ) et daicoru(m). ;
Zacharie le scholastique!, Zacharie de Gaza, surnommé aussi le scholastique ou le rhéteur, parce qu’il fut avocat à Constantinople, écrivit sa « Vie de Sévère » entre 511 et 018. Contemporain et ami de Sévère, 1l nous apprend que celui-ci était venu inaugurer ses études de droit à Beyrouth à l’automne de 486-487, et lui-même s’y rendit un an plus tardÿ. M. Collinet, HG son remarquable ouvrage sur l'Ecole de droit de Beyrouth, rappelle ou indique les divers événements qui se produisent à cette époque. En effet, les principaux adeptes de la Magie se révélèrent alors être les étudiants de la Faculté de Beyrouth.
Voici le premier de ces faits curieux, dont la « Vie de Sévère » nous rapporte l’histoire. Celui-ci a lieu à Alexandrie : Là, un certain Asklepiodotos, qui s’occupait d’enchantements et d’invocations démoniaques, avait épousé la fille d’un riche sénateur d’Aphrodisias. I] désirait vivement avoir des enfants mais sa femme demeurait stérile. Comme son beau-père était affligé que sa fille n’eût pas d'enfants, Asklepiodotos imagina un oracle, d’après lequella déesse Isis lui promettait une descendance, s’ilallaitavecsa femme dans le temple que cette déesse avait jadis à Ménonthis. [Il partitdonc avec son épouse et séjourna un certain temps à Ménonthis, offrant un nombre considérable desacrifices aux démons.Mais la stérilité de sa femme persistait toujours. Ayant cru voiren songe Isis couchée auprès de lui, il s’entendit déclarer par ceux qui interprétaient les songes et qui servaient Isis « qu’il devait s’unir à l’idole de cette déesse, puis avoir commerce avec sa femme; qu’ainsi lui naîtrait un enfant ». Alors cet homme, ajoutant foi à la tromperie, s’unit à la pierre qui représentait Isis, et, après la pierre, il s’unit à sa femme. Enfin, comme celà ne donna non plus aucun résultat, le prêtre, lui conseilla d’aller avec sa femme au village d’Astu, d'y demeurer un certain temps et de prendre pour son enfant celui qui était né à la prêtresse, sa compatriote, peu auparavant. Ils achetèrent donc l'enfant, puis revinrent
1. Sévère fut patriarche d’Antioche de 51? à 518 post I.-C. Le texte sy riaque de Zacharie le Scholastique a été publié par M. À. Kugener : Païrologia orientalis t. 11, fasc. 1, Vie de Sévère d’ Antioche, Paris, 1903. Une traduction antérieure avait été faite en 1899-1900 par l’abbé Nau, dans la Revue de l'Orient chrétien, tome IV. p. 343-353; p. 544-571: et tome V, p. 74
2. Paul Collinet, Histoire de l’école de droit de Beyrouth, p. 46-47.