‹ Le Crime de Magie et le Droit RomainChapitre 20 sur 227 · Mommsen, op. cit., t. ILI, p. 194 n · texte numérisé non relu

Mommsen, op. cit., t. ILI, p. 194 n

les dieux et les esprits rend difficile la ligne de démarcation sûre entre ce qui est permis et défendu!.» D'autre part, l'autorité ayant institué une divination officielle, se crut en droit d’exiger que tout le monde s’en contentât?. Aussi, à côté de la Divination régulièrement autorisée, y eut-il toujours lieu de sévir contre la Divination courante.

Section III. — Les principaux procédés divinatoires.

S'il est difficile de donner une classification exacte des manifestations divinatoires poursuivies dans l’ancienne Rome, on peut au moins donner un bref aperçu de celles qui furent tout particulièrement suspectées.

Les prophètes, à Rome, ont toujours été tenus à l’écart, surtout lorsqu'ils étaient étrangers, ce qui n’empêchait pas d’accueillir avec enthousiasme leurs prédictions lorsqu'elles étaient favorables. De tout temps également les religions et rites étrangers furent considérés comme dangereux5. Quant aux livres de prophètes, on ne les admit qu’avec la plus grande circonspection. Ils devaient être soumis à l’examén des quindecimvirs et reconnus officiellement par un sénatus-consulte. Ceux qui semblaient douteux étaient brûlésé. Il n’y a non plus aucune

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