‹ Le Crime de Magie et le Droit RomainChapitre 208 sur 227 · l‘id., LI · texte numérisé non relu

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émeutiers apparurent, demandant avec de grands cris pourquoi l'enquête sur les païens avait été corrompue et étouffée, et pourquoi la brigue était permise pour prévaloir sur la vérité. -

Le roi les apaisa et obtint qu’ils revinssent à la ville en promettant d'examiner l’affairet. A leur départ il réunit une force considérable d'hommes armés, afin de pouvoir prendre des mesures en cas de trouble et entra avec eux dans la ville... Il pacifia les émeutiers en donnant une fête équestre à l’hippodroine et en faisant entendre de sages paroles « car, vous le savez, tout homme sera récompensé selon ses œuvres. » D'autre part, ayant nommé un nouveau préfet, Julien, il lui donna l’ordre d'arrêter ceux qui avaient'pris part au tumulte et de les soumettre à la torture. Or.en commençant ses interrogatoires, Julien trouva que beaucoup d’entre les accusés étaient des Juifs, des Samaritains, quelques-uns Manichéens, d’autres sectaires. Pressés de questions?, ceux-c1 confessèrent qu'ils s'étaient mêlés à la foule dans l’espoir de piller et qu'ils étaient prêts à brûler les églises, pensant que les chrétiens seraient arrêtés et mis à la torture, tandis qu’eux-mêmes passeraient inaperçus. Julien les condamna, les uns à être crucifiés, d’autres à la mort, d’autres au bannissement. De cette manière, aucun chrétien ne put se plaindre ou dire que quelqu'un avait été traité injustement. Mais il arrêta ensuite quelques chrétiens qu'il traita avec la plus grande clémence : quand on les prit pour leur faire faire le tour de la ville afin d’inspirer aux autres la crainte, pour qu'on ne remarquât pas qu’il n’y avait pas trace de châtiment sur leur corps, il ordonna de les enduire de vermillon, afin que leurs reins parussent rougis comme par les marques du fouet : et cela fut fait spécialement à cause des jeunes gens, dont beaucoup avaient pris part à la révolte et dont quelques-uns même riaient en montant dans les voitures qui devaient les promener autour de la cité. Un peu plus tard, Julien pris de remords à la vue d’un homme qui réclamait le martyre, se rendit chez le roi et le persuada d’accorder une amnistie aux chrétiens. Toutes les arrestations cessèrentÿ.

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