‹ Le Crime de Magie et le Droit RomainChapitre 212 sur 227 · Ibid. loc..cit · texte numérisé non relu

Ibid. loc..cit

4, D: H. Leclereq, p. 171- 72:

&, Sulp. Sévére ch. XLVI.

Hygin, découvrit cette conjuration el la dénonça à Ydace, évêque de Mérida!, qui aigrit le mal.

Concile de Saiazosse.

A la suite de nombreuses querelles, on réunit un synode à Saragosse, où même assistèrent des évêques aquitains. Ce concile se tint le 4 octobre 380%. Il est connu par les canons du synode, la chronique de Sévère et l'apologie adressée par Priscillien au pape Damase, sous le titre : « Liber ad Damasium ». Parmi les évêques qui y prirent part, on cite : [thace, évêque d’Espagne, célèbre par son éloquence, Fæœgadius d'Agen, et Delphinus de Bordeaux, qui signèrent les premiers; Symposius, évêque d’Astorga, Hygien, évêque de Cordoue, Ydace de Mérida. Symposius qui avait suivi le parti de Priscillien et fut condamné par ce concile, n’y parut qu’un jour, après quoi il évita de s’y trouver, pour éviter la condamnation « Il est difficile de croire, dit Lenain,‘que Symposius n'ait pas été condamné nommément, bien que Sulpice Sévère n’en dise rien; mais seulement qu’un concile, composé d’évêques de l’Espagne et de l’Aquitaine, se tint au sujet des Priscilhianistes à César-Auguste. Les hérétiques, invités à s’y rendre, n’y vinrent pas; le concile condamna les évêques Instantius et Salvanius et les deux laïques Helpidius et Prisallianus; il menaça de la même peine tous ceux qui seraient en communion avec eux; il chargea Ithacius, évêque d’Ossobona, de faire connaître partout le décret et d’excommunier Hygin, évêque de Cordoue, qui avait eu, le premier, connaissance des nouvelles erreurs, et les avait ensuite lui-même partagées». Malgré les protestations de Priscillien, la condamnation paraît certaine, cependant elle n’est

1. D. H. Leclercq, p. 172. Lenain de Tillemont, art. V, d’après la Chra nique de Saint Prosp:r, ce feu peut avoir commencé à éclater en 379. — Ydace ou Hylace était métropolitain de la Lusitanie, province plus étendue que ne l’est aujourd’hui le Portugal. — Le nom latin de Merida est Em: RATS ON

2, Le concile tint plusieurs sessions, dont il reste encore une datée du 4 octobre, l’an 418 de l’ère d’Espagne, qui commence trente-huit ans avant notre ère commune, donc en 380. Lenain, de Tillemont art. V. p. 828.

3, Mgr Duchesne, op. cit., p. 532.

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