Lenain, de Tillemont p
5. Sulp.Sévère, Historiasacra,apud Hetele, I, 2 partie,p.986 Cependant Priscillien, Liber ad Damasium dit que le concile avait été précédé d’une lettre du pape, dans laquelle il recommandait de ne pas procéder contre les absents et ceux qui n’auraient pas été entendus, et il nie toute condamnation « nemo e nosiris reus factus lenelur nemo convicius, nemo damnaitus est ». Apud D. H. Leclerey, L'Esp. chrét., p. 173. Priscillien, ep. cil., W'afialus LE, p. 45, 42,
L'HÉRÉSIE DU PRISCILLIANISME 245
peut-être pas l’œuvre du Concile régulièrement constitué, mais sans doute d’une session où ne siègaient que quelquesuns de ses membres les plus hostiles. On ne connaît pas avec certitude les motifs de la condamnation. Le concile de Saragosse sembie s'être borné à condamner une série de coutumes, sans désigner aucune secte. Il n’est point question de Magie, une seule disposition pourrait s’y rapporter, de fort loin, c'est la suivante: «toutes les femmes chrétiennes doivent se tenir loin des conventiculat ». Mais si le maléfice n’est pas encore invoqué, on impute déjà à Priscillien de graves erreurs de doctrine. L’essence même de cette doctrine n'a jamais pu être connue, car elle était réservée aux initiés. On prêtait aux Priscillianistes, ces paroles : « Jura, perjura secretum prodere noli? » et ce mystère dont ils s’entouraient aurait suffi à donner prise aux calomnies et à jeter le discrédit sur la secte. Priscillien prêchait une sorte de fatalisme astrologique « voulant soumettre les corps et les âmes des hommes à des étoiles fatales; ce qui les engageait aux horoscopes et autres folies des astrologuesÿ. » Mais il ne pouvait être facilement condamné, bien qu’accusé de Sabellianisme, de Marcionisme, de Manichéisme, car il reniait et maudissait ces doctrines et leurs auteurst. Dans son Apologie, on trouve même une accusation qui nous intéresse plus particulièrement et dont l’auteur est Ithace de Mérida : Priscillien aurait employé des formules magiques de purification des prémices des fruits de la lerreÿ. L'’inculpé nia et ajouta
1. He ele. I, 2e partie, p. 986-87 canons du Concile de Saragosse.